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 Soignons nos bobos • POTTER



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MessageSujet: Soignons nos bobos • POTTER   Mer 13 Juin - 21:16

Je montais les marches des grands escaliers quatre à quatre, une main plaquée contre mon nez. Dans ma course folle, je bousculais quelques élèves afin de me rendre le plus vite possible à l'infirmerie. Pour cause, Fred venait de m'offrir un échantillon gratuit de la boîte à flemme, un bonbon nez-en-sang. Pour être en sang, il l'était vu l’hémorragie que cette dangereuse friandise provoquait chez moi. Le liquide rouge dégoulinait le long de ma main, et le goût peu agréable du fer avait pris place dans ma bouche. Oui, j'avais tester un des produits Weasley en avant première, et j'en étais très heureuse. Mais, il y avait aussi quelques désavantage à être leur plus fidèle cliente.
Enfin arriver au quatrième étage, toute essoufflée, je me précipitais vers les grandes portes de l'infirmerie. Entrée fracassante : je les défonçais à moiter pour finalement pénétrer à l'intérieur.

- Badabe Bomfresh, j'ai un bedit soucis...

Evidemment, je n'arrivais pas à parler normalement. La pression que j'effectuais sur mon pif était quelque peu gênante. Ce dernier était, par ailleurs, entièrement couvert de sang et arborait alors une magnifique couleur rouge. Je m’asseyais alors sur le rebord d'un des lits en attendant que l'infirmière me trouve un remède. Je regardais autour de moi, pour m'apercevoir que je n'étais pas seule. J'étais quelque peu surprise de voir que Harry Potter était aussi présent dans la pièce. Le fameux Harry Potter ! Que je n'appréciais pas particulièrement, malgré ma compassion envers tout ses problèmes.

- Salut Podder... Bourguoi d'es ici ?

(Traduction : Pourquoi t'es ici ?) Je ne m'intéressait pas vraiment aux affaires de Harry et à sa vie, j'avais simplement demander par politesse. Après tout, on entendait déjà assez parler de lui comme ça. C'était peut-être cela que je n'aimais pas chez lui, le fait qu'il se fasse toujours remarquer. Bien sûr, j'étais bien consciente que ce n'était en rien sa faute mais, il y avait quelques fois où son caractère me gonflais énormément. Il en faisait trop.
Madame Pomfresh était finalement revenue rapidement avec un espèce de torchon très spongieux qu'elle me demanda de garder sur le nez, tandis que cette dernière préparait une rapide mixture.

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MessageSujet: Re: Soignons nos bobos • POTTER   Sam 16 Juin - 15:25

Le Quidditch, c'était un sport dangereux, et quelque soit le poste. Entre le souaffle dangereusement lancé et intercepté par les membres de son équipe, les Cognards relancés par les batteurs et le Vif d'Or qui battait dangereusement de l'aile, tout s'équilibrait un peu, par là-bas. C'est pourquoi Harry Potter, le grand Harry Potter était à l'infirmerie à présent. Il était alors sur son balai et avait malheureusement sous-estimé le vif Cognard qui s'élançait devant lui. Nous étions en plein entraînement, et l'entraînement n'est jamais sous-estimé, chez les Gryffondor ! Et pour une fois que Harry Potter pouvait y aller, non empêché par cette sorcière de Ombrage ! Bref, il cherchait le vif 'or et n'avait pas entendu son batteur lui gueuler de faire attention. De ce fait, il..il ne souvenait plus de ce qu'il s'était passé. Un choc très violent, l'impression de voir des petites étoiles devant ses yeux, Harry eut soudainement l'impression que toutes ses aventures n'étaient plus qu'un rêve. Et puis il tomba, comme au ralenti, de son balai, complètement inconscient. Heureusement que celui-ci n'était pas positionné très haut car, en l'absence d'Albus Dumbledore, il se serait sûrement rompu une ou deux cervicales.

Harry s'était réveillé à l'infirmerie, le bras bandé et la tête surélevée par les oreillers. Il ne lui semblait pas avoir mal : de toute évidence, Mrs Pomfresh avait du être très efficace et toujours aussi douée. Il regarda un peu autour de lui, ses précédents séjours à l'infirmerie ayant toujours emportés leur lot de surprises. La première année, il se souvenait être resté quelques jours sur un lit, inconscient après son duel avec Quirell. Dumbledore l'avait accueilli, à son réveil, entouré de paquets de bonbons les plus divers offerts par les gens souhaitant son rétablissement. Harry Potter n'était pas tombé sur une dragée au goût Crotte de nez, et heureusement. Pendant sa deuxième année, il avait eu le plaisir de subir la magie expérimentale du professeur Lockhart et reçu une visite plutôt...intempestive de Dobby, l'elfe de maison, pendant la nuit. Tout cela pour dire qu'à chaque fois qu'il faisait un tour à l'infirmerie, il se passait toujours quelque chose de bizarre qui, soit clôturait, soit ouvrait une aventure. Il devrait faire attention aux moindres signes...

« Comment ? »

Une voix apparemment féminine l'avait éveillée de ses pensées. Une simple question, d'ailleurs, mais il préférait voir avant cela qui l'avait posée...s'il répondait quelque chose à un Serpentard, il risquait de sortir n'importe quoi et de détourner ses phrases pour l'énerver. De toute évidence, celle qui faisait face au Survivant n'était pas une Serpentard : c'était même une de ses camarades. Élève en cinquième année avec lui, il n'y avait aucun doute, Harry Potter la connaissait forcément. Depuis les années où il fréquentait les Gryffondors, ils étaient trop peu nombreux – pas des milliers, non plus – pour qu'il ne se souvienne pas du nom et prénom de chacun. Surtout qu'ils étaient dans la même classe. Celle-ci portait le nom de Jedusor et avait toujours fait réfléchir et se poser des questions Harry, ce dès sa deuxième année où il avait appris que tel était le nom de Voldemort.

Chez les sorciers, il n'y a pas de coïncidences, dirait Dumbledore. Pendant qu'il y était, il devrait lui poser une ou deux questions, l'air de rien, comme si sa famille l'intéressait. Il ne fallait pas lui donner l'impression que son nom l'intriguait plus qu'autre chose, des fois qu'elle ignore sa possible ascendance avec le Seigneur des Ténèbres.

« Je crois que je me suis pris un Cognard en pleine poire....je suis tombé de mon balai, et j'ai dû me ramasser sur le bras. Dur. Et toi ? Vu ton saignement de nez, je suppose que...soit tu t'es frittée avec un Serpentard, soit tu es allée voir Fred et George pour sécher un cours. Vrai ? »

Il lui sourit, bougeant un peu sur son lit pour enlever des fourmis qui commençaient à le prendre dans le pied. Ciel, ce qu'il détestait rester immobile comme ça !

« Tu saurais pas où Mrs Pomfresh se balade ? »
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MessageSujet: Re: Soignons nos bobos • POTTER   Sam 16 Juin - 16:01

« Je crois que je me suis pris un Cognard en pleine poire....je suis tombé de mon balai, et j'ai dû me ramasser sur le bras. Dur. Et toi ? Vu ton saignement de nez, je suppose que...soit tu t'es frittée avec un Serpentard, soit tu es allée voir Fred et George pour sécher un cours. Vrai ? »

Me fritter avec un serpentard? Qu'elle idée étrange. J'étais plus du genre à sympathiser avec eux qu'autre chose. Du moins, si on sort Lilith Donovan du lot. Rakel, Ewen et Pablo étaient, plus ou moins, de bons amis. Puis, je craquais tout de même pour un certain blondinet. Non, mes affinités avec les verts et argents ne me permettaient pas nécessairement de me battre avec. La première solution était donc fausse. La deuxième, elle, était à moitié vraie. Les jumeaux Weasley et leurs farces et attrapes étaient bien la cause de mon saignement de nez. Pourtant, ce n'était pas dans le but de sécher un cours. Simplement servir de cobaye. A vrai dire, ils n'avaient pas tout à fait terminer de régler certain détails. L'antidote des bonbons nez-en-sang, par exemple. J'en étais la preuve vivante, ce dernier ne fonctionnait pas. Par contre, le bonbon était particulièrement efficace en ce qui concernait le nez en sang.

« Je pencherais plus pour la deuxième proposition. Fred et George n'ont pas tout à fait terminé quelques uns de leurs produits, et je me suis portée volontaire pour aider.»


Pour tout dire "porter volontaire" était un peu exagéré. Fred m'avait surtout proposé, et j'avais accepté. Puis, sans savoir pourquoi, j'ai eu le sentiment que George aurait probablement été heureux de me voir malade. Même si son frère était mon ami, il semblait y avoir un certain malaise entre nous. Peu importe, ce n'était pas ça qui allait m'empêcher de dormir. Non, il y avait bien d'autre choses qui troublaient mon sommeil. Mais George Weasley n'en faisait absolument pas partis. Finalement, le survivant me demanda où était madame-je-guéris-tou. Je fis donc un signe de tête en direction de la porte, qui donnait dans son bureau. Aussitôt, la porte s'ouvrit pour la laisser apparaître, un verre emplit d'une mixture verdâtre dans les mains. Je priais pour que cette chose ne me soit pas destinée.

« Oh, Potter, vous êtes réveillé ! Vous allez mieux ?»

Tout en s'adressant au balafré, madame Pomfresh me tendit le verre, en me demandant de le boire cul-sec. J'avais prier pour qu'elle ne me soit pas destinée. Dieu n'existait pas, c'était certain. Généralement, lorsque l'on doit boire quelque chose cul-sec, c'est que le goût est affreux. Je commençais réellement à me méfier. Si bien que je reniflais le liquide, histoire de m'assurer qu'il n'y ai pas trop de danger. Aux premiers abords, c'était tout à fait inodore. J'étais rassurée. Aussitôt, je levais donc mon verre pour en boire une grosse gorgée.

« POUAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! »

Je venais de recracher tout ce que je n'avais pas encore avaler. C'était immonde. La potion avait le même goût que l'une de mes vieilles chaussettes sales, et c'était peu dire. Mais il y avait au moins un point positif : mon nez ralentissait un peu la cadence pour ce qui était de saigner. Madame Pomfresh me fila alors un mouchoir humide, afin de nettoyer les traces de sangs de mon visage, parce que ce n'était vraiment pas beau à voir.


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MessageSujet: Re: Soignons nos bobos • POTTER   Mer 27 Juin - 14:20

Ben oui, parce que lui, Harry Potter, l'infirmerie était devenue sa deuxième maison. Il avait hâte de faire la connaissance de cette fille dont Hermione ne lui avait jamais parlé, mais quelque part, il se disait que si ils n'avaient jamais croisé son chemin auparavant, c'était qu'elle ne devait pas être si intéressante que cela. En tout cas, une fille qui servait de cobaye humain pour les jumeaux Weasley, il...il les voyait plus comme des groupies des rouquins qu'autre chose, enfin, il n'en avait pas une très bonne estime, quoi. Loin de juger du premier coup sa camarade, elle s'était tout de même faite avoir par les rusés roux. Il se demandait ce qu'ils lui avaient promis, si jamais les tests réussissaient. Des produits gratuits à vie, un petit tour sur le lac en amoureux ? Harry savait, en particulier depuis l'épisode du bal de Noël que les jumeaux n'étaient pas sans avoir du succès auprès des jeunes filles en fleur fleurissant Poudlard et ça ne l'étonnait pas vraiment. Il ferait mieux d'aller les voir, très bientôt, histoire de leur dire de se calmer un peu sur les filles de son année. Si ça continuait comme cela, ils ne seraient plus que cinq en cours.

Mrs Pomfresh arriva, mettant court à ses divagations mentales, venant donner un liquide qui avait sûrement un goût similaire avec le repousse-os qu'il avait dû ingurgiter en deuxième année. En voyant la tête que fit la blonde, Harry eut un petit rire, qui ne dura pas longtemps : en effet, l'infirmière, lui jeta un regard impitoyable, avant de finir de s'occuper de la fille. Elle avait le visage en sang et ferait mieux de l'essuyer, avant d'attirer goules, vampires ou autres créatures dans le genre : on ne savait jamais, lors de ses séjours à l'infirmerie, Potter était toujours un aimant à problèmes. Le premier qui aurait dit qu'il était un élève normal se serait fourvoyé, même si Ombrage tentant de lui faire sentir au maximum.

Et puis l'infirmière se dirigea vers lui, lui tendant un verre rempli d'un liquide qui devait être aussi dégueulasse que celui pour arrêter de saigner. Il le porta à ses lèvres et, comme un vétéran, l'avala cul-sec, histoire d'en finir le plus vite possible. Il cacha bien entendu habilement les cicatrices imposées par Ombrage en fermant le poing. Ça, il ne voulait pas qu'on puisse les voir. C'était sa honte, son calvaire. Les autre n'avaient pas à le savoir, il devait régler cette histoire tout seul, comme un grand, et point. Mrs. Pomfresh parut d'ailleurs ne se rendre compte de rien. Une fois qu'Harry eut bu son remède, elle s'empara du plateau où il devait y avoir deux verres et les médicaments et sortit, rejoignant son bureau.

« On ferait mieux de bien se reposer, dès que possible, le professeur Ombrage nous dira de quitter l'infirmerie. », il souffla comme si mettre la forme de politesse devant le nom du professeur l'embêtait plus que tout. « Tu viens d'où, toi ? Je ne t'ai jamais parlé alors que tu es dans la même classe que moi. Tes parents sont sorciers ou moldus ? »

Il n'était pas du tout raciste, ni rien de cela et n'adhérait aucunement aux délires Sang-pur ou Sang-de-bourbe des autres Mangemorts ou Serpentard du même acabit, mais Harry Potter aimait bien connaître l'origine de ses camarades. C'était pratique pour entamer la conversation, surtout quand l'autre ne présentait aucun point commun avec lui. Mine de rien, à part les garçons de sa chambre, Harry était assez solitaire. Il traîna avec Ron et Hermione le plus souvent possible, c'était vrai, mais des amis, il n'en avait pas tellement d'autres. Ce qui le connaissaient à Poudlard étaient tous plus des fans, des admirateurs, des groupies qu'autre chose, ou bien le haïssait pour ses soi-disant mensonges.

« Toi-aussi, tu crois que je suis un menteur ? »
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MessageSujet: Re: Soignons nos bobos • POTTER   Mer 27 Juin - 23:33

Je frottais alors mon visage avec acharnement, afin de faire partir ce satané sang. Nom d'un scroutt à pétard, ce truc ne partira donc jamais?! J'avais l'impression qu'au lieu de nettoyer, je l'étalais sur tout mon visage. A vrai dire, le chiffon humide avait prit très rapidement une teinte rougeâtre qui m'empêchait de redevenir propre. Autant dire qu'un coup de Recurvite sur mon visage aurait été plus rapide. Bien qu'un peu trop radicale. Heureusement, j'avais ma baguette sur moi. Je ne pouvais malheureusement pas me viser moi même avec, faute de dextérité, alors je nettoyais rapidement le chiffon ensanglanté avec un petit "Tergeo". Je connaissais bien ce sort, je l'utilisais toujours à l'orphelinat lorsque c'était à mon tour de nettoyer. Fainéante, moi? Jamais ! En tout les cas, je pouvais de nouveau nettoyer mon visage sans m'en coller de nouveau partout.

« On ferait mieux de bien se reposer, dès que possible, le professeur Ombrage nous dira de quitter l'infirmerie. »

Se reposer? La blague. Je n'avais pas besoin de ce crapaud d'Ombrage pour partir d'ici le plus tôt que possible. Je voulais sortir rapidement, pour pouvoir frapper Fred. Cette andouille aurait pu me prévenir que l’effusion de sang serait si intense. Au moins maintenant, il pouvait être sur et certain que l'antidote ne fonctionnait pas encore. Alors que je m’apprêtais à lui exposer mon point de vue sur la chose, Harry continua dans sa lancer et me posa LA question. Sorciers ou moldus, mes parents? "Morts" serait le meilleur adjectif pour les décrire. C'est une des rares choses que j'ai retenu d'eux. Il faut dire que je ne les ai pas connu longtemps. Un an, tout au plus. Mais, je connaissais leurs origines, Dumby m'avait tout expliqué.

« Ma mère était une sorcière, et mon père un moldu. »

J'avais peut-être répondu sur un ton froid. Je ne me rendais pas bien compte. En tout cas, il était évident que je ne sautais pas de joie à l'idée de lui raconter ce genre de chose. A vrai dire, que je sauté pas de joie à l'idée de lui parler tout court. Pourtant, il n'avait été en rien désagréable pour l'instant. C'était sûrement physique, à cause de lunettes. Une tête à claque. Il l'avait sûrement sentit.

« Toi-aussi, tu crois que je suis un menteur ? »

Cela expliquerais cette subite question, qui accentuait encore un peu plus son côté "je suis mal-aimé et incompris". ARGH ! Je détestais ça, et je détestais me sentir obligé de lui dire la vérité. Toute la vérité, même celle pour laquelle il n'avait pas posé de question. Dès lors, je soupirais, et engageais la conversation d'un air désabusé. Histoire de lui montrer toute l'affection que je lui portais.

« Non. Je sais que tu dis la vérité, et je suis bien placée pour ça. Mais par pitié, arrête de jouer les victimes. ... Enfin, même si t'en est une...en quelque sorte. »

Je terminais ma phrase sur une note d'incertitude, en réfléchissant à mes propos, confuse. OUI, il était une victime. OUI, il était l'élu. OUI, il allait sûrement crevé au terme de cette guerre, mais NON il n'était pas mal-aimé de tous. Cette tête de chiot battu m’énervait, clairement, et je ne m'étais pas retenue pour le lui faire comprendre.

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MessageSujet: Re: Soignons nos bobos • POTTER   Sam 14 Juil - 13:56

Le professeur Ombrage, évidemment. Cette vieille bique était partout et nulle part. Elle hantait les murs de Poudlard comme si elle y était jadis morte. D'ailleurs, morte, c'est dans cet état que Harry aurait aimé la voir. Ses os en train de reposer dans le parc comme ceux de feu Bartemius Croupton – oh, il regrettait ce brave homme, n'empêche qu'il n'en était pas moins mort et enterré – sa chair flétrie servant d'engrais à il ne savait trop quelle créature décrite dans Mille herbes et champignons magiques. Il n'avait pas souvent de cruelles pensées comme celles-là, mais il fallait reconnaître que cette naine bouclée commençait sérieusement à le faire chier. Rien que sa main quasiment tatouée de cette soit-disant punition exemplaire pouvait en témoigner...s'il n'y avait pas Dumbledore, s'il n'y avait pas tous ces cours exténuants donnés par Rogue – et quand devait être le prochain, hein ? Rogue ne lui donnait toujours pas de nouvelles ! – il se serait probablement lancé dans une aventure épique contre le professeur de défense contre les forces du mal. Mais Harry n'était pas idiot : il savait qui était son véritable ennemi, et il valait sans doute mieux protéger ses forces plutôt que d'essayer de combattre une entêté qui ne croirait que Fudge en personne.

« Ha ouais, je vois, comme moi... »

Elle était la sœur de Voldemort ou quelque chose comme ça ? Il était impossible qu'elle ne sache pas, pour son nom. Si beaucoup de monde ignorait le véritable nom de Lord Voldemort, lui n'était pas sans le savoir, et il se posait vraiment beaucoup de questions sur cette blonde qui devait en savoir plus que ce qu'elle n'avait l'air. Elle était en Gryffondor, donc il y avait de fortes chances qu'elle ne tourne pas comme son hypothétique frère, oncle, père. Toutefois, Harry n'était pas s'en savoir que le Choixpeau orientait également les gens selon leurs souhaits : si elle avait un fort penchant Serpentard, tout comme lui, et qu'elle avait fortement voulu être une rouge et or, elle aurait pu y arriver, tout comme lui avait quasiment supplié le Choixpeau magique de ne pas l'envoyer chez les verts.

« Je ne joue pas les victimes...du moins, je ne voulais pas donner cette impression. Ton nom ? Tu es de SA famille ? Quel est vrai lien de parenté ? »

Il ne voulait pas jouer la carte de la paranoïa, surtout pas devant une jeune fille comme Alexis, mais il croyait fortement au fait que Voldemort ait pu organiser tout cela : manipuler quelqu'un de sa famille pour qu'il soit dans la même maison que lui et ainsi garder un œil sur sa personne. Le complot durera depuis cinq au moins, bien sûr, étant donné qu'elle n'était pas nouvelle dans les rangs.

Il s'assit plus profondément dans le lit, fronçant les sourcils. La tête lui tournait un peu et il ne savait pas s'il s'agissait du produit que Mrs. Pomfresh lui avait donné ou...tout simplement d'autre chose qu'il avait l'habitude de ressentir. Finalement, alors qu'il était presque relevé, Harry s’aplatit soudainement sur l'oreiller pour faire quelque chose qui, décrit de l'extérieur, devait paraître relativement étrange : tout d'abord, ses yeux restèrent ouverts sans qu'il ne paraisse être encore éveillé, son corps fit quelques convulsions sans aucune raison. De l'intérieur, c'était tout à fait autre chose : Harry était autre part, dans un endroit sombre, avec...un serpent, oui « Naginiiiii », des sifflements, des murmures, sa tête, il avait mal à la tête.

Et puis soudainement, comme rejeté par quelque chose d'inconnu, il revint au monde réel : l'infirmerie. Il inspira brutalement comme s'il venait de passer quatre minutes sans respirer, ne comprenant pas trop ce qui venait de lui arriver.

« On...on...Dum...Dumbledore ! »
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MessageSujet: Re: Soignons nos bobos • POTTER   Dim 22 Juil - 21:52

« Ton nom ? Tu es de SA famille ? Quel est vrai lien de parenté ? »

Et voilà, on y venait. LE sujet fatidique qu'il venait d'aborder avec le tact d'une bouse de scroutt à pétard. Peu importe, cela n'était pas ce qu'il y avait de plus choquant. A vrai dire, ce genre de questions, j'y répondais sans gène et sans retenue. Pourquoi? Il n'y avait aucune honte à avoir ne serait-ce qu'un minimum de lien parenté avec le fameux mage noir. Un lien de parenté aussi infime que le miens n'était pas des plus important. Du moins, c'est ce que j'avais l'habitude de penser mais il semblait que ce ne soit pas le cas de tout le monde. Immédiatement, j'avais compris que Potter se méfiait de moi. Je ne pouvais pas lui en vouloir, après tout, il avait de quoi être traumatisé par le grand oncle que je n'ai jamais rencontré. Que je ne souhaitais pas spécialement rencontrer, par ailleurs. Il est vrai que j'avais peut-être une cervelle de sauterelle, mais probablement pas assez pour aller à sa rencontre en me présentant comme sa petite nièce. Ce serait du suicide. Mais là n'était pas la question. Harry venait de me poser une question, et j'allais donc lui répondre.

« Petite nièce, côté moldu. Presque aucun rapport ci ce n'est que le nom, en fait.»

J'avais ajouter cette dernière phrase dans l’espoir de le rassurer. Après tout, je n'avais pas envie de lui faire croire que j'étais proche de Voldemort. Quoi que cela aurait pu être drôle, le faire psychoter, tout ça tout ça. Mais j'étais certaine qu'il n'avait pas besoin que j'en rajoute une couche pour ça, il devait déjà être assez en train de s'inquiéter d'à peu près tout ce qui l'entourait. C'est alors que je m’apprêtais à le charrier à ce propos qu'il se passa quelque chose d'étrange. Etrange? Flippant, très flippant surtout ! Sans que je comprenne pourquoi ni comment, Potter tomba sur le lit et commença à faire des sortes de convulsions. Je le regardais, les yeux écarquillés, tétanisée. A vrai dire, je ne savais pas vraiment quoi faire, jusqu'à ce que je me souvienne être à l'infirmerie. J'appelais alors madame Pomfresh à l'aide, qui accouru de suite auprès du survivant. Qu'est ce qu'il lui arrivait? Je n'en avais pas la moindre idée mais, si c'était une blague pour attirer un peu plus l'attention, je ne pouvais pas nier ses talents de comédien. L'infirmière faisait son possible mais, rien ne semblait y faire. Il ne faisait pas semblant, loin de là, et c'est ce que je compris lorsque je vis Mrs Pomfresh paniquer tout autant que moi. Puis d'un coup, PAF, il se redressa brutalement en inspirant ce qui me semblait être une énorme quantité d'air dans ses poumons.

« On...on...Dum...Dumbledore ! »

Quoi ? Comment ça Dumbledore? Potter venait tout juste de sortir d'une crise de je ne savais quoi, et voilà qu'il parle maintenant du directeur de Poudlard? Il est vrai que les deux semblait très liés, mais de là à l'appeler comme s'il s'agissait de sa mère... Non, je ne comprenais pas le moins du monde ce qu'il venait de se passer. Et je ne semblait pas être la seule.

« Potter ! Vous allez bien? Que s'est il passé ? Albus n'est pas là, voyons... Que vous est-il arrivé?!»

Madame Pomfresh venait d'aligner cette phrase sans prendre le temps de respirer, tout en tâtant le front de Harry précipitamment pour y décelé de la fièvre, ou n'importe quel autre symptôme capable de justifier cette crise. Quant à moi, je ne pouvais que le regarder fixement sans dire mot. A vrai dire, je ne m'étais pas remise de cette surprise, et dans ses moments là, je restais comme paralysée. Il venait de me faire une peur bleue. Une raison de plus pour ne pas l'apprécier, tiens. Finalement, je tentais d'ouvrir à nouveau la bouche pour parler tandis que l'infirmière était partie chercher de l'eau tiède pour calmer Potter.

« Que...Qu'est ce que c'était que ça?! »

Ma voix était quelque peu tremblante, et l'on pouvait y déceler une pointe de colère. Oui, j'étais en colère parce que ce trou de balle m'avait fait peur, et que je ne savais absolument pas ce que cela signifiait. Il avait tout intérêt à me répondre, sans quoi je risquais de m’énerver. Pour cause? Mes nerfs avaient lâchés après cette scène plus que flippante !

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