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 Le blaireau et la vipère • EWEN

Gabriel T. Cooper
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MessageSujet: Le blaireau et la vipère • EWEN   Ven 29 Juin - 14:35


J'étais chargé comme une mule, avec tout ce matos. L'appareil photo accroché autour du cou, le pied pour le poser sous le bras, et un sac sur le dos remplis d'autres accessoires qui pourraient se révéler utile. Autant dire que monter toutes ces marches n'étaient pas sans difficulté, surtout lorsque que l'on sait que les escaliers bougent d'eux même. Ah, j'aurais aimé savoir qui avait eu l'idée de jeter un sortilège du genre à des escaliers. Pratique, très pratique. Surtout pour se perdre. De plus, je ne savais pas exactement où est ce que j'allais. 7ème étage, certes. Mais MacGayl m'avait donner rendez-vous dans une salle dont je ne connaissais pas l'existence. Une salle qui serait invisible à première vu. Super, la trouver ne sera pas simple. Surtout que je n'étais pas sur que ses paroles soient véridiques. Il était de Serpentard, il pourrait très bien avoir dit ça pour me berner, se moquer de moi. Chose que je n'apprécierais probablement pas. Encore moins après avoir escalader tout ces étages les bras chargés. Finalement, je montais la dernière marche, pour me trouver au septième étage. Alléluiah. Je soufflais un bon coup, et avançais dans le couloir jusque l'endroit indiquer. Arrivé à destination, je ne vis personne, ni aucune porte. Logique, me direz vous, si elle était invisible. Penser à la pièce que l'on aimerait trouver, c'était ce qu'il fallait faire apparemment. Je me plantais alors devant le mur, comme un idiot, et me concentrais du mieux que je pouvais pour penser à une pièce qui ressemblerait un tant soit peu à un studio photo. Les yeux fermés, j'imaginais un truc génial, une pièce pleine de lumière et fond blanc. Un truc très classe, en somme. Peu à peu, j'entendis un bruit. Le bruit d'une porte qui se créer d'elle même dans un mur. (Oué, c'est très précis. ) Lorsque j'ouvris les yeux, il y avait bel et bien une porte. Une grande porte en bois qui m'invitait à entrer. Je regardais alors à ma droite, puis à ma gauche : personne. Après une ou deux secondes d'hésitation, j'attrapais la poignée et poussais la grande porte, que je refermais derrière moi après être entré. Je clignais des yeux. Une lumière blanche m'aveuglait, il me fallu un petit moment avant de m'y habituer. Une fois fait, je pouvais voir clairement toute la pièce, immaculée, qui se dressait devant moi. Ce n'était pas comme je l'avais imaginé, non. C'était bien mieux. Il y avait plusieurs fond de couleur différentes, blanc, noirs, et d'autre à motifs. Puis, des lumières jaunes, blanches, rouges, bleus. Autant dire, il y en avait pour tout les goûts et ambiances. Mon seul regret fut de m'être trimbalé le pied de mon appareil photo dans tout Poudlard, alors qu'il n'y en avait ici. Je regardais ensuite sur ma droite. Il y avait une coiffeuse en bois, illuminée de petite lumières encadrant le miroir. Le/la, je ne savais jamais, serpentard allait apprécier. J'en étais sûr. En parlant de lui/elle (...Ok, j'arrête) il n'était pas encore arrivé. En l'attendant, je préparais alors tout ce dont j'avais besoin pour le photoshoot. Dire que je m'aventurais dans une chose pareil. Avec cette étrange personne.


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Ewen MacGayl
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MessageSujet: Re: Le blaireau et la vipère • EWEN   Ven 29 Juin - 23:19

Un bon modèle est toujours un modèle qui sait se faire désirer non ? C'était la règle maîtresse de cet emploi non ? Alors, Ewen était bien décidé à faire lambiner son photographe. D'ailleurs, il se demandait bien ce qui l'avait poussé à provoquer cette petite chose sans défense, ce garçon adorable que Pablo ne tarderait pas à exploiter. Mais c'est un autre sujet, ne nous égarons pas ! Bref, toujours est-il qu'à l'heure du rendez-vous qu'il avait fixé au charmant Poufsouffle, le beau blond était dans les bras d'un autre Serpentard, profitant de la vacuité de leur dortoir à cette heure-ci. Il n'allait tout de même pas froisser un camarade en le laissant en plein ébat. C'était d'une logique imparable, il valait mieux faire attendre l'art.

« Tu pars déjà ? Je pensais qu'on pourrait... »commença l'autre Serpentard un peu déçu.

Ewen le fit taire d'un baiser langoureux.


« Tu n'es pas tout seul, j'ai rendez-vous avec quelqu'un d'autre. Je suis déjà en retard. Estime toi heureux que je sois resté jusque là. »murmura-t-il avec un sourire amusé.

La déception était visible sur le visage de l'adolescent. Cela ne changea rien aux actes du blond qui se rhabilla à la hâte. Il enfila un jean troué, révélant en parti ses jambes, fines, graciles. Suivit ensuite une tunique blanche, à demi transparente, aux manches évasées. Ses pieds tombèrent dans une paire de bottines noires, un peu trop féminine sans doute, avec de petits talons et des broderies sur le cuir. On aurait dit des chaussures de dames du XIXeme siècle. Rien de très viril en somme, mais c'était le cadet de ses soucis !

Il sortit en courant de la salle commune. Ses talons claquaient bruyamment sur le sol, faisant tourner les têtes. Ses mains recoiffaient sa longue chevelure, il attrapa dans sa poche une petite baguette à chignon, gravée de formes géométriques, agrémenté de quelques assemblages de perles qui cliquetaient à chacun de ses pas. Il grimpa les escaliers avec souplesse, saluant parfois une connaissance amicale, ou avec lesquels il avait du moins quelques affinités, il lançait quelques énigmatiques sourires. Mais rien de plus, il était pressé en un sens. En dix petites minutes, il arriva au septième étage. Il n'en avait pas moins une bonne demi-heure de retard.

Il s'avança vers l'endroit où devait se trouver la salle secrète. Il ne remercierait jamais assez Rusard de l'avoir poursuivi dans ces couloirs. Il avait ainsi trouvé la parfaite salle pour tous types de rendez-vous. Il s'avança vers le mur. A quoi donc le garçon avait-il pu penser ? Sans doute un studio photo, ce serait logique. Ewen pensa donc à cela, vaguement, mais surtout au Poufsouffle. Une porte apparut. Il espérait que ce soit bon !

Sa fine main se posa sur la poignet, et il ouvrit la massive porte en bois. Il aperçut le garçon. Au moins, il était toujours là. Le blond s'avança vers lui, refermant la porte.


« Désolé du retard... J'étais occupé avec quelqu'un d'autre... »déclara-t-il d'une voix amusée.

Ewen s'approcha de lui, de sa démarche féline et prédatrice. Il regardait l'endroit curieux. Ce garçon avait de bons goûts. Étrange qu'il n'ait pas encore pensé à lui demander de poser pour lui ? Ewen passa ses bras autour des épaules du Poufsouffle, son visage à quelques centimètres du sien.


« Alors, on commence par quoi, mon cher Gaby ? Je me déshabille, ou tu me préfères avec les vêtements toi ? »murmura-t-il d'une voix faussement innocente.

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MessageSujet: Re: Le blaireau et la vipère • EWEN   Dim 1 Juil - 21:15


Il me faisait attendre, le fourbe. Ou bien, il s'était décidé à ne pas venir. Je ne savais franchement pas quoi penser de lui. Du moins, s'il s'agissait bien d'un garçon. Il était clair que j'avais un gros doute à ce propos, et pas seulement au niveau du physique, mais du caractère. Il se comportait comme une vraie princesse gâtée, et ultra narcissique. En clair, le genre de mentalité qui s'accordait parfaitement au sexe féminin. En tout les cas, je devais trouver à m'occuper en l'attendant. Parce que, oui ! J'allais l'attendre. A vrai dire, je me plaisais bien dans cette pièce, je préférais donc rester là plutôt que de rester cloîtrer dans la salle commune des Poufsouffles. Enfin, il fallait tout de même que je m'occupe. C'est ainsi que je me retrouvais à prendre des photos de... moi-même. Chose qui n'arrivait vraiment que très rarement, car ma passion était d'être derrière, et non pas devant l'objectif. Mais peut importe, tant que cela m'occupait. Ainsi, je posais l'appareil sur le pied et je le programmais de manière à ce qu'il prenne les photos automatiquement. Fonction peu utile lorsque l'on sait qu'aucun automatisme ne remplacera l'oeil humain et le talent. Fonction très utile lorsqu'il s'agissait de poser devant l'objectif uniquement pour faire passer le temps. En plus de ça, je n'était pas très à l'aise. J'imagine que je devais donner l'impression d'avoir un Nimbus 200 coincé dans le derrière sur chaque photos. Alors que je m’apprêtais à en prendre une de plus, j'entendis la porte se mouvoir. J'accourais aussitôt au près de l'appareil, pour faire semblant de le régler. Il était clair que me trouver en train de me prendre en photo me semblait complètement ridicule, c'est pourquoi je ne préférais pas donner l'occasion à Ewen de me charrier. Ewen? Et bien oui, il était là, enfin. Miracle, il n'avait pas décidé de me planter là comme une patacitrouille. Je lui jetais alors un coup d'oeil lorsque ce dernier m'avoua avoir été occupé avec quelqu'un d'autre. Je levais immédiatement les yeux au ciel d'un air exaspéré, mais un léger sourire se logeait tout de même sur mes lèvres. Ewen n'avait vraiment aucune gène, c'était à la fois amusant, perturbant et vraiment énervant. Surtout lorsque ce dernier s'approchait de moi comme s'il allait me dévorer. Je le regardais venir avec appréhension, jusqu'à ce qu'il passe un bras autour de mes épaules, et colle son visage près du miens. Bien trop près.

« Alors, on commence par quoi, mon cher Gaby ? Je me déshabille, ou tu me préfères avec les vêtements toi ? »

J'eu immédiatement un mouvement de recule. Automatique. Oui, je me sentais relativement gêné par cette attitude si désinvolte, haha. J'étais si jeune, pur et innocent. Il était clair que cet individus faisait tout pour me mettre mal à l'aise, et que cela fonctionnait. C'est donc presque en bafouillant que je lui répondais, les yeux écarquillés.

« Vê- vêtements ! »

Ridicule, oui. Je semblais presque effrayé. Il fallait que je me ressaisisse immédiatement. Je secouais alors un peu la tête pour me sortir certaines pensées étranges de ma tête, et regardais autour de moi. Il y avait tout plein de cintres accrochés au fond la pièce, avec dessus une multitudes de vêtements différents. Alléluiah, des fringues. Cela m'évitera peut-être de subir ses pulsions exhibitionnistes. Ainsi, je lui montrais les accessoires disponibles en lui demandant de chercher ce qui pourrait lui plaire. Au pire des cas, il resterait dans la tenue qu'il portait déjà, mais la pièce à fait sûrement fait en sorte de mettre des fringues à son goût à disposition. Espérons-le.



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Ewen MacGayl
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MessageSujet: Re: Le blaireau et la vipère • EWEN   Dim 8 Juil - 23:19

C'est amusant comme la jeunesse peut-être pure. Lui même l'avait été quelques temps. Mais cela lui semblait tellement lointain. Flou. Distancié. Il avait presque l'impression d'avoir été une autre personne. C'était drôle de penser que l'on pouvait changer autant. Triste aussi en un sens. C'est sans doute ce constat qui arracha au Serpentard un sourire amusé, et doux en voyant la réaction du jeune photographe, il semblait si jeune et si innocent. Un vrai petit angelot chaste. Il n'avait pas franchement l'habitude de fréquenter ce genre de personnes. C'était drôle. D'habitude, on ne le repoussait pas ainsi. Cela rajoutait du piquant. Il se recula donc sans résister. Pas la peine de brusquer un petit être si utile et si amusant. Il eut néanmoins un rire, légèrement moqueur en se reculant.

Avec les vêtements donc. C'était mieux. Non pas que la nudité le gêne, mais, c'était tout de même un peu excessif. Surtout pour une première fois, cela doit être agréable pour les deux parties, et il était clair que Gabriel n'avait pas le recul pour pouvoir assurer une séance de photographie en présence d'un corps dénudé. Ah, pureté quand tu nous tiens !


« D'accord... Et bien, je vais voir ce qu'on peut trouver dans tous ces costumes... »répondit-il enthousiaste.

Il alla d'un pas léger vers l'amas de vêtements, en un sens, il paraissait presque enfantin, avec tant de curiosité. On aurait cru qu'il retombait en enfance. Il se revoyait petit, avec sa sœur en train de fouiner les malles dans le grenier, contenant toute sortes de robes plus ou moins anciennes. C'était comme la madeleine de Proust, un retour vers le passé. Les fines mains d'Ewen parcourait les tissus avec une certaine mélancolie, doucement. Il y avait vraiment de tout dans cette penderie. C'était un régal pour les yeux, pour le toucher aussi.


« Il y a vraiment de tout ici... C'est vraiment terrible... »déclara-t-il un peu incrédule et émerveillé à la fois.

Son regard continua à observer les étoffes. Puis il se stoppa. Surpris, particulièrement surpris, presque pétrifié. Puis lentement, ses mains attrapèrent la robe. Il n'en croyait pas ses yeux. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas vu cette robe. L'étoffe blanche glissait entre ses doigts. C'était impossible qu'elle soit ici. Son sourire avait disparu de ses lèvres. Ewen, Ewen, quand je serai grande, et que je me marierai, c'est moi qui porterai cette robe ! Comme grand-mère ! Ewen porta le tissu à son visage. Elle avait même cette odeur forte, mélange cannelle, de bois, et un peu de renfermé. Il ne prit pas la peine de la montrer à Gabriel. Il se contenta de se diriger vers des panneaux de bois laqués, derrière lesquels, il pourrait se changer sans choquer la pudeur. Ce qu'il fit très rapidement. Ses vêtements tombèrent au sol. Puis il enfila la robe blanche, de dentelle et de satin. Elle était parfaitement à sa taille. C'était spectaculaire. Sans doute était-il ainsi la copie de ce qu'aurait été sa défunte sœur si elle avait pu atteindre son âge. Il se regarda dans un miroir. Il eut presque peur. C'était comme voir un fantôme. Il se détourna de son reflet. Sortant nus pieds de derrière les palissade.

C'était sans doute la plus belle des mariées. D'une telle blancheur qu'on aurait pu croire que la pureté s'était incarné en lui. Il s'avança vers Gabriel, ses mains allant détacher ses cheveux, laissant une cascade platine tomber sur ses épaules et son dos. Il s'avança devant l'objectif, silencieusement. Puis son regard glacé se posa dans celui du photographe.


« Comme ça, ça te va ? Je peux trouver autre chose si ça ne te plaît pas, mais... J'aimerai vraiment que tu me photographie comme ça. »dit-il d'une voix dépourvue de sa moquerie habituelle, elle était presque fragile.

Il marqua une pause, détournant le regard.


« Il faut que je fasse quoi maintenant pour te porter vers la gloire ? »ajouta-t-il en regard l'objectif.

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MessageSujet: Re: Le blaireau et la vipère • EWEN   Mer 11 Juil - 23:06


Un bon point : les vêtements choisis par la salle sur demande avait l'air de lui plaire. Il fallait avouer que cette pièce était vraiment douée lorsqu'il s'agissait de savoir ce que désirait les personnes qui y entrait. C'était plutôt incroyable un endroit pareil. Tellement incroyable, que j'étais encore en train de m’émerveiller intérieurement de ce phénomène. Il m'en fallait peu, oui. Surtout du point de vue d'un sorcier : je m'extasiais de tout et de rien. Mais lorsque l'on est né dans une famille moldue et que l'on découvre peu à peu ce monde de jour en jour, il est normal d'être toujours surpris. D'accord, il fallait avouer que j'étais un peu plus sensible que la moyenne à tout ce qui touchait à la magie et au monde des sorciers. J'étais tellement heureux d'en faire partie que je ne pouvais pas faire autrement.

« Comme ça, ça te va ? Je peux trouver autre chose si ça ne te plaît pas, mais... J'aimerai vraiment que tu me photographie comme ça. »

Mes méditations à propos du monde fabuleux de la magie m'avaient presque fait oublier la présence du Serpentard. Je me tournais alors vers lui pour découvrir une superbe mariée. Une mariée travestie, certes, mais superbe tout de même. Une robe. Blanche. Quelque chose que je ne l'aurais jamais imaginé porter. Cela lui donnait une toute autre allure. Il était bien sûr tout aussi féminin qu'à son habitude, mais cette robe semblait faire apparaître un sorte de pureté en lui. Pureté que je doutais fortement qu'il ai, d'après mes constatations passées. Pourtant à ce moment même, Ewen ne semblait pas être la personne fourbe et égocentrique habituelle. Je pouvais décelé des sentiments dans ses paroles, lorsqu'il m'avouait vouloir porter ceci. Je devais avouer que ce changement d'attitude me déconcertait quelque peu; comme à peu près tout et n'importe quoi, en fait. Facilement perturbable? Moi? Jamais.

« Euh, non. Non, c'est très bien. ...elle te va bien.»

J'avais prononcé ces derniers mots un peu plus doucement, presque de peur qu'ils les entendent, alors qu'ils lui étaient destinés. Disons que je n'étais pas certain de ce que j'avançais. Il était indéniable que cette robe lui allait à merveille, mais je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'un garçon s'habille ainsi, et aussi bien. Je n'étais pas étroit d’esprit, je n'étais pas conformiste, loin de là. Je n'arrive pas à me faire à cette idée simplement parce que... Ewen n'avait rien d'un garçon. C'était troublant. Assez troublant en tout cas pour que j'en perde mes moyens. Mais je devais me ressaisir car la séance photo n'allait pas se faire toute seule. Lorsque Ewen me demanda les instructions, je me rendis compte d'une chose : je prenais très souvent des gens en photos, mais sur le vif. Il s'agissait de ma première fois en studio, avec un modèle, et je ne savais pas encore si j'allais réussir ou non. Peu importe, maintenant, je ne pouvais plus me défiler car le futur du Canard ensorcelé était entre mes mains. Non, je n'en rajoute pas du tout. Je donnais alors plusieurs indications à l’androgyne, en le laissant tout de même plutôt libre de ses actes. A vrai dire, je n'aimais pas lorsque tout était contrôlé, mesuré, vérifié à la perfection. Je préférais la spontanéité et je savais parfaitement que Ewen en était remplis. Une fois le quota de photographie effectué, je relevais les yeux du viseur pour regarder le blondinet.

« Ça me semble plutôt cool...»

Ce qui signifiait clairement "Ce sera tout pour cette série." car la première pellicule était déjà presque pleine. Je semblais pressé d'en finir avec tout ça, même si j'aimais beaucoup prendre ce modèle en photo. Cela était si simple, je n'avais même pas besoin d'être doué pour que mes photos soient bonnes, temps qu'il était dessus. Pourtant je me sentais plutôt mal à l'aise en sa présence car plusieurs choses me traquassait. Cette histoire de robe par exemple. Pourquoi tenait-il autant à la porter?

« Pourquoi ce choix? Cette robe. »

Poser la question directement me semblait plutôt déplacé étant donné que nous n'étions que de simples connaissances. Peut-être même moins. Mais je l'avais fais quand même, cash. Je n'étais clairement pas sûr de moi, mais après un long moment de réflexion je m'étais décider à le lui demander.

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Ewen MacGayl
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MessageSujet: Re: Le blaireau et la vipère • EWEN   Lun 16 Juil - 17:19

Assis ainsi sur le tabouret face à l'objectif, Ewen se sentait différent de d'habitude. Plus vulnérable. Sans doute parce qu'il laissait entrevoir à Gabriel une partie de son passé, même si celui-ci n'en savait strictement rien. C'était suffisant pour changer ses attitudes. Pour le rendre un peu moins méprisant.

« Merci... » murmura-t-il au compliment du garçon.

Un léger sourire était apparu sur ses lèvres, fin, discret. Il n'était pas rare qu'on lui fasse des compliments, au contraire, mais là, c'était différent. Le photographe ne complimentait pas le masque, il complimentait la réalité. La vérité. Il le voyait comme il était réellement. Dans toute sa fragilité. Il ne voyait plus seulement le type moqueur, sûr de lui, n'ayant aucune crainte du regard des autres. Non, là, c'était lui qui était la proie dans cet apparat. Il le savait. C'était particulièrement étrange, déstabilisant. Et rassurant à la fois. Enfin, il réussissait à se montrer, à ôter la carapace. A se révéler. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Il n'en savait rien. Peut-être parce que ce garçon semblait parfaitement incapable de faire du mal à qui que ce soit. Sans doute aussi parce qu'il se doutait que le garçon n'allait pas se vanter de cette séance photo et garder tous ses clichés pour lui.

Ewen écouta les quelques instructions du jeune garçon. Il le laissait plutôt libre. C'était amusant. Il voyait la chose beaucoup plus cadrée, beaucoup plus dirigée. Mais à choisir, il préférait la liberté. C'était plus amusant. Il commença donc à s'amuser de l'objectif. Tantôt triste et mélancolique, s'agenouillant comme pour prier un seigneur, tantôt provocateur, mariée un peu impudique. Mais rien d'obscène, il savait qu'il devait ménager l'artiste. Et puis, dans cette robe, il ne pouvait pas aller plus loin dans la provocation, juste un peu trop remonter son jupon. Rien de plus. Elle avait trop d'importance pour qu'il en bafoue la symbolique. Il resta donc bon enfant. Parfois, il en oubliait la présence de l'autre garçon, transporté dans les jeux d'enfants qu'il avait avec sa sœur. C'était vraiment très étrange.

Si bien que quand le garçon reprit la parole, il fut presque sonné, comme réveillé en plein rêve. Il mit quelques secondes à remettre les pieds sur terre. Il s'assit sur le tabouret, attendant de savoir si Gabriel avait encore quelque chose à lui demander dans cette tenue. Et pour dire vrai, il ne s'attendait pas à la question du garçon. Il pensait que ce choix passerait sur le dos de son excentricité naturelle. Non, l'explication semblait nécessaire. Les doigts d'Ewen caressèrent le tissu, ses yeux glissant aussi sur l'étoffe. Devait-il lui dire la vérité ? Cette vérité qui l'étouffait de jour en jour ? Serait-il plus léger en se libérant de ce poids sur cet innocent garçon ? Il releva la tête, tombant sur son regard. Ses yeux bleus ne savaient s'ils devaient fuir ou soutenir son regard, l'hésitation se lisait en eux. Ses lèvres s'ouvrirent, puis se refermèrent quelques secondes plus tard, indécises.

Sa voix s'éleva enfin, légèrement tremblante.


« Quand j'étais plus jeune, avec ma sœur jumelle, on avait l'habitude de jouer dans le grenier du manoir de mes parents. Il y avait des tas de vêtements appartenant à ma famille depuis des générations. Il y avait une robe qui lui plaisait énormément, la robe de mariage de notre grand-mère. Elle l'essayait toujours. Et elle claironnait que pour son mariage, c'était cette robe qu'elle porterait. »

Il marqua une pause alors que les larmes montaient de façon irrépressible à ses yeux.

« Seulement, elle est morte par ma faute à dix ans. Elle ne pourra jamais porter cette robe qu'elle aimait tant. Alors, c'est ma façon de lui présenter mes excuses. Elle aurait sans doute fait un meilleur modèle que moi dans cette robe. »

Une main monta essuyer ses yeux. Pourquoi avait-il dit tout cela ? C'était absurde. Avoir tant gardé ce secret pour le dire au premier venu. C'était nul. Il n'était qu'un nul, un loser, une traînée juste bonne à se laisser prendre par tous les élèves de cette foutue école. Et maintenant quelqu'un savait. Il se leva, manquant de se casser la figure au passage, dans une maladresse qui ne lui ressemblait pas.

« Désolé, oublie ce que je viens de dire. Je vais mettre autre chose. »lâcha-t-il au photographe d'un ton mal assuré, perdu.

Il s'avança vers les cintres. Attrapant les premiers habits qui venaient, il se fichait de ce qu'il mettait. Il voulait juste en finir au plus vite à présent. Cela ne l'amusait plus du tout. Il se cacha derrière les paravent, se laissant tomber par terre. Les larmes ne voulaient pas cesser de couler de ses yeux. Bon sang, pas maintenant...

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MessageSujet: Re: Le blaireau et la vipère • EWEN   Lun 23 Juil - 12:18


Immédiatement après avoir poser cette fameuse question qui me trottait dans la tête, je regrettais. J'avais un mauvais pressentiment sur le pourquoi de la chose, et j'avais tout à fait raison. Je le remarquais dès que le blondinet perdit toute assurance. Heureusement, il s'était assis, sans quoi je n'aurais pas été étonné de le voir flancher par la suite. Après quelques minutes d'hésitation, il me raconta tout. Tout? Même beaucoup plus que ce que j'aurais aimé savoir. Il portait cette robe pour sa soeur, apparemment. Une sorte d'hommage. Il s'agissait de celle qu'elle aurait aimé porter pour son mariage. Celle avec laquelle ils aimaient jouer plus jeunes en l'essayant. Le hic? Il parlait au passé, et cela ne présageait rien de bon dans la suite de son histoire.

« Seulement, elle est morte par ma faute à dix ans. Elle ne pourra jamais porter cette robe qu'elle aimait tant. Alors, c'est ma façon de lui présenter mes excuses. Elle aurait sans doute fait un meilleur modèle que moi dans cette robe. »

En l'entendant raconter ceci, je ne pouvais empêcher des larmes de naître dans mes yeux. Trop sensible? Peut-être, mais le simple fait de m'imaginer à sa place était horrible. La culpabilité qu'il devait ressentir, ses souvenirs douloureux qu'il ne pouvait oublier. Ce devait être tout simplement invivable, et d'ailleurs, je ne comprenais pas d'où il tirait sa force pour y parvenir. Après avoir renifler discrètement, et lever les yeux au ciel pour retenir mes larmes, je décidais enfin de lui répondre quelque chose.

« Oh. Je... euh.. je n'aurais pas du poser cette question. Pardon.»

Certes, je répondais, mais avec un telle maladresse que j'aurais mieux fait de me taire. Ma phrase semblait presque froide, alors que moi, je n'avais qu'une seul envie : le prendre dans mes bras pour le consoler. Il semblait si fragile à cet instant même. Pourtant, je n'en fis rien. J'étais bien trop intimidé par lui pour le prendre dans mes bras comme si nous étions proches. Il était certain que c'était loin d'être le cas. Malgré le fait qu'il m'ai confié une chose pareil, nous n'étions absolument pas proches et nous venions à peine de nous parler pour la première fois. En réalité, c'était un sorte de barrière invisible qui m'empêchait de l’approcher, et de le réconforter. Ewen s'était déjà levé pour aller chercher de nouveaux vêtements, me demandant d'oublier ce qu'il venait de me révéler. Oublier? Comment oublier quelque chose comme ça? Je le regardais alors, sans bouger, se diriger derrière le paravent. Je pouvais voir son ombre se laisser glisser sur le sol, et entendre de légers sanglots. Voilà que je venais de faire pleurer mon modèle. Je me sentais vraiment nul, et pas uniquement en tant que photographe. Il fallait vraiment que je fasse quelque chose. Ainsi, je me dirigeais vers le serpentard pour le retrouver en larmes, caché derrière le paravent. Je m'accroupis alors pour me mettre à sa hauteur et lui parler d'une voix douce.

« Si ça ne va pas...on peut arrêter, tu sais? Mais tu n'es pas obligé de te cacher, si tu veux pleurer. »

Je n'étais pas certain de dire les bonnes choses. Il était clair que je n'étais pas vraiment doué pour consoler, et je ne pouvais pas affirmer que cela n'allait pas être pire ensuite. Je regardais Ewen et ses beaux yeux larmoyants. Le voir dans cet état me rendait immensément triste. Malheureusement, c'était de ma faute, et je ne savais pas le moins du monde comment arranger les choses. Je ne faisais que rester là, à le regarder sans rien faire. Comme un imbécile totalement inutile.

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Ewen MacGayl
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MessageSujet: Re: Le blaireau et la vipère • EWEN   Sam 28 Juil - 23:25

Ewen releva à peine la tête en voyant le photographe le rejoindre derrière le paravent. Pourquoi venait-il ? Ne pouvait-il pas lui laisser sa dissimulée ? Était-ce impossible de comprendre qu'il ne voulait pas être vu dans un tel état de faiblesse ? Les animaux blessaient préfèrent mourir seuls, c'est un fait. Ewen ne faisait pas exception. Il voulait la solitude pour ses larmes. Il ne voulait pas que ce garçon le voit comme cela. Il ne voulait pas qu'on s'inquiète pour lui. Il ne voulait pas de sa pitié. Ses yeux se relevèrent à ses paroles, se plantant dans son regard.

« C'est étrange... Quand on pleure, on a l'impression d'être soulagé, on pense que ces larmes vont faire fuir la douleur. »murmura-t-il alors qu'il essuyait ses joues.

Il fixait le Poufsouffle. Il semblait si peiné de sa souffrance. Pouvait-on aussi sincèrement compatir à la douleur d'autrui ? C'était la première fois qu'il se demandait cela. Pour lui, la souffrance était solitaire, et pourtant... Pourtant en cet instant les attitudes du garçon le faisait douter. Le poignet du jeune homme repassa sur ses joues, nettoyant ses cils.


« Seulement, ça ne change rien. Ça fait toujours aussi mal, même avec le temps. »

Ewen se releva, doucement, péniblement, s'appuyant sur un montant du paravent. Ses cheveux retombèrent sur son visage. Quelques secondes passèrent, puis il repoussa sa toison blonde sur ses épaules. Son visage se leva, ses yeux se fermèrent. Ses doigts passèrent sur son visage. Et un sourire reprit place sur ses lèvres. Il n'était pas vrai, c'était évident, mais Ewen essayait de se le faire croire. De le lui faire croire aussi.

« Non, cela ira.... Je vais continuer. Tu n'as pas à pâtir de mes humeurs. Je t'ai promis la célébrité, alors je tiens ma parole. »déclara-t-il avec un sourire moqueur, même s'il n'était pas très convaincant.

Ewen regarda les vêtements qu'il avait attrapé à la va-vite. Il y avait ne chemise échancrée à jabot, et un pantalon de cuir noir. Cela ferait. C'était moins original, mais après tout, pourquoi chercher à faire compliqué ? La simplicité va toujours à la beauté pure. Le Serpentard n'attendit pas de réponse de Gabriel, ni même de mouvement de sa part pour commencer à se déshabiller. Après tout, ils était fait pareil non ? Et puis, Gabriel avait vu plus que la nudité de son corps à l'heure actuelle. Et puis, depuis quand un modèle a des secrets pour son photographe ? Il fallait bien qu'il connaisse son corps pour réussir à photographier ce qu'il y avait de mieux en lui. Les manches commencèrent à glisser le long de ses épaules. Le tissu continua de glisser, le long de son dos, glissant sur son torse mince, puis sur ses hanches étroites, fines, légèrement osseuses. La robe tomba finalement dans un bruit mat au sol. Seul ses sous vêtements s'érigeaient encore en barrière pour ne point choquer les mœurs du jeune homme. Il fit un pas pour sortir de la robe et sans se préoccuper de la tête que devait faire le jeune photographe, il enfila les autres vêtements, tortillant son joli postérieur pour rentrer dans le pantalon un peu trop serré. Après quelques secondes de lutte, le cuir s'adapta à ses formes d'Adonis, et la chemise atterrie sur ses épaules. Il ne boutonna qu'un ou deux boutons.

Il finit par se retourner, et tendit une main vers Gabriel. Pour lui témoigner de la loyauté de son marché, pour sceller entre eux le secret de ce qui s'était passé ici. Ce geste pouvait avoir plusieurs significations. Il était peut-être juste amical.

« On y retourne ? »demanda-t-il en retrouvant peu à peu ses sourires habituels, tellement faux, mais tellement plus simples à assumer.

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" La meilleure façon de résister à la tentation c'est d'y céder." Oscar Wilde
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