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 Conversation civilisé? (Lord Voldemort)

Bellatrix Lestrange
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MessageSujet: Conversation civilisé? (Lord Voldemort)    Ven 13 Juil - 21:07

Ce matin, je me suis levée d'humeur morose, pour m'occuper un peu j'ai regardé par la fenêtre, revoir le soleil, le ciel est bon et de plus la neige tombe. L'hiver est une saison qui me correspond froide et sans pitié, elle est imprévisible et dangereuse. Je me réadapte à voir passer le jour qui suit la nuit et inversement mais deux jours de cette monotonie c'est déjà beaucoup trop pour moi. Je suis au manoir Malefoy depuis le jour de ma libération avec pour seul compagnie mon mari, son frère et ma soeur et le soir Lucius. J'ai beau adorer ma sœur mais je n'ai aucun point commun avec elle, elle m'a parlé de son fils, Drago il me semble, me disant qu'il avait grandi et qu'il était le sosie de Lucius, mais tout ça ne m'intéresse pas. Tout ce que je veux savoir sur le gamin c'est s'il connaît la magie noire et si il s'alliera à mon maître au moment venu. Lucius part toute la journée pas que cela me déplaise, je ne l'apprécie pas tant que ça, je le supporte pour ne pas vexer Cissa.

Rodolphus passe ses journées avec son frère à mon plus grand plaisir, je n'ai aucune envie de les supporter tout les deux. Ce qui me manque le plus depuis ma sortie d'Azkaban c'est une baguette, c'est un supplice de ne pas pouvoir utiliser ma magie, je sais que ma baguette a été brisé lors de mon incarcération comme je n'étais pas supposée ressortir de cet endroit sinistre. Je ne peux même pas aller m'en chercher une nouvelle, le réseau de cheminée est déconseillé, je ne peux pas transplaner et même sans cela je n'aurais pas pu. Je suis tout de même recherché et le premier endroit qu'ils vont fouiller c'est les coins sombres du Londres sorcier. Je dois attendre que Lucius ou quelqu'un d'autre ait l'obligeance d'aller m'en acheter une dans l'allée des embrumes. Je tourne en rond dans le manoir depuis la fin du repas de midi, je n'ai aucune envie de lire de toute manière je n'ai jamais supporté de rester assise avec un livre plus de dix minutes sans le brûler. Il faut que j'attende que la nuit tombe pour enfin pouvoir mettre le nez dehors et même là, je ne suis pas libre d'aller et venir comme je veux. Finalement je suis sortie d'une prison pour une autre et je commence à me demander laquelle j'apprécie le plus.

C'est un calvaire de ne pas pouvoir vivre ma vie comme je l'entends. La seule consolation a cette situation est que je sais que mon maître se prépare pour son règne. Si j'avais une baguette je pourrais le rejoindre et partir en mission s'il me le demandait mais non, je dois rester dans cette immense maison et je suis rabaissée au niveau de ces abominations que sont les moldus. Il me semble que la journée d'aujourd'hui ne veut pas avancer, c'est comme si le temps passait au ralenti juste pour allonger ma torture. Je ne laisserai pas le temps faire ce qu'il veut avec moi, c'est mon rôle celui de tourmenteuse et c'est les autres qui souffrent par ma baguette. Faute de pouvoir sortir, je me rends dans la chambre que Narcissa nous a donné à Rodolphus et moi.

C'est une grande chambre très spacieuse, elle contient un grand lit deux personnes, couvert de drap vert foncés avec des oreillers couverts d'argent. Les murs sont eux aussi argent, les autres meubles sont en ébène. Une porte sur le mur droite donne sur une salle de bain luxueuse, qui est verte du sol au plafond. La fenêtre donne sur l'avant du manoir. Le jardin de devant est fait d'une grande allée partant du portail et finissant devant les marches du porches. Tout autour en été n'est que verdure mais aujourd'hui tout est blanc. Dans la neige je peux voir quelques traces de pas de petit animaux. Azkaban ne m'a pas rendue folle mais je crois bien que le temps que je passe ici fait le travail à sa place. Je préfère encore la compagnie des détraqueurs au calme du manoir et de ses alentours.

Les seuls signent de vie, sont les voix des autres habitants qui me parvienne du rez-de-chaussée et l'arrivée de quelques mangemorts qui passent en coup de vent pour voir si Lucius est présent mais je ne peux leur parler seul les habitants du manoir ont connaissance de notre présence à Rabastan, Rodolphus et moi. Je ne peux même pas aller passer de le temps dans les cachots, ils sont presque vide et les prisonniers sont pour ce que le Lord désignera. C'est enfin la fin d'après-midi et le soleil se couche peu à peu, j'enfile une cape noire par dessus ma robe, je met mes gants et mon écharpe et je sors de la batisse pour respirer l'air frais. Je pars vers le sud et je marche pendant environ une demi-heure hors des limites du terrain du manoir mais avec ma cape relevé et en restant sur mes gardes je ne crains rien. Quand je rentre de ma promenade, je prend place sur la petite terrasse d'hiver du manoir et j'appelle un elfe de maison pour qu'il m'apporte du thé et des biscuits.

Je suis tranquillement assise à la petite table avec mon thé et mes biscuits quand j'entends des bruits de pas près de moi, je n'y prêtes pas grand attention, c'est sûrement Rodolphus ou Rabastan qui s'assurent que tout va bien et il repartira ensuite. Quand je remarque que la porte se referme mais que les pas se rapproche toujours je me retourne. Et je vois face à moi, mon maître. Je m'empresse de m'agenouiller devant lui pour lui montrer mon respect.


-Maître, veuillez escuser mon manque respect à votre égard. Je ne pensais pas vous voir ici.

Je reste au sol tête base dans l'attente que mon seigneur m'autorise à me lever ou me donne une punition pour mon manque de réaction face à sa venue.
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Lord Voldemort
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MessageSujet: Re: Conversation civilisé? (Lord Voldemort)    Sam 14 Juil - 13:36

( Je ne ferrais pas aussi long, je suis quelque peu rouillé. )

Les rumeurs de mon retour s'était concrétisées le soir même où j'avais posé ma baguette contre la Marque des Ténèbres d'un des miens. Ma Marque. Depuis ce jour là, beaucoup était revenu. Beaucoup avait prit la fuite. Oh, je les comprenais... Mais je détestais les lâches.
Depuis, je réfléchissais. Je savais ce que je voulais, et il fallait que mon plan soit parfait. Je désirais deux choses... Alors essayons de faire d'une pierre, deux coups.
Je vagabondais, ici et là, je retrouvais refuge dans mon nouveau manoir, ou bien dans celui des Malefoy qui frémiront toujours autant à ma venue. Inséparable de ma consoeur reptilienne, je lui susurrais des mots, que seule elle, que seul moi pouvions comprendre. Mais ce soir là... Quelque chose vint me troubler. Une présence. Une aura. Le mal. La folie...

Un sourire vint étirer mes lèvres fines et dénuées de chair. Telles des pattes d'araignée, mes doigts longs et fins s'agitèrent. J'attrapais ma baguette, et je viens perdre mes ongles contre les écailles de Nagini. Mes lèvres frolèrent son front plat, alors que je l'observais s'éloigner. Je n'aimais pas me séparer d'elle... Mais nul ne savait qui elle était à mes yeux, ni même que nous étions ici.

Et je transplana. Ce fut dans une brume noire que j'apparus dans l'allée du Manoir des Malefoy. Il me suffit de froler la grille du bout des doigts pour que celle-ci s'ouvre dans bruit sonore de grincement. J'avançais. D'un pas déterminé. Comme toujours. A grande enjambée, alors que mes pupilles de serpent furent un instant dissimulé par mes paupières plissées. j'inspirais, presque avec dédain, alors que cette aura se confirmait. Je m'arrêtais dans le Hall sans rien dire. J'attendais peut-être que quelqu'un vienne. Mais il ne vint. Bien au contraire. A croire que ma venue avait tuée le peu de vie qui régnait dans cette baraque.

Je repris alors ma route, jusqu'à cette présence. Je poussais alors la lourde porte, et je la laissais se refermer derrière moi. Un rictus de dégoût vint tordre mon visage, face au spectacle que m'offrais la Magemort. J'avançais.
Je dois dire que j'appréciais la folie de cette femme. Ses rires fous. Ses idées loufoques, et sa dévotion pour moi. Mais la voir ainsi, assise en face de son thé et ses petits biscuits... Cela me donnait une terrible envie de glisser mes doigts autour de sa gorge, pour la réveiller quelques secondes. J'imaginais une telle scène plutôt venant de la part de sa soeur. Ou Lucius. Ces lâches qui continuent encore à faire comme si ne rien n'était.... Ces lâches incapables de tuer correctement.

Je dardais de nouveau mes pupilles sur Lestrange, lorsqu'elle vint à parler. Je la fixais un long moment, à mes pieds sans rien dire. Le silence s'installa. Je n'allais pas m'énerver sur elle. Cela serait bien trop stupide. Et je ne l'étais pas. Je lui fis signe de se relever, et je ne disais toujours rien. Je plantais mes fentes de serpent dans ses prunelles. Lentement, je me penchais vers elle, mon visage s'approchant du sien.

« Et je pensais que tu aurais été l'une des seules capable à me trouver. Non pas à rester moisir ici. »

Une voix douce, suave, totalement séductrice, et un brin trainante. Un faible sourire en coin, narquois étira mes lèvres et puis je me redressais alors. Bien plus hautain et froid que la seconde d'auparavant. Je m'éloignais, contournant doucement cette table. Un thé. Des biscuits. Comme c'était adorable. Je me tournais vers le reste de la terrasse et observa les jardins derrière le manoir.

« Quand t'es-tu évadée ? .... Et combien étiez-vous ? »

Je me tournais à nouveau pour poser mon regard sur Bellatrix.
Mes doigts jouaient avec ma baguette. Presque désinvolte. Ou une promesse de souffrance à la mauvaise réponse.

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Bellatrix Lestrange
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MessageSujet: Re: Conversation civilisé? (Lord Voldemort)    Sam 14 Juil - 15:10

Quand le maître m'autorisa à me relever, après un long silence, je ne me fis pas prier. Je le détaillais pendant qu'il approchait lentement son visage de moi. Il était beau, avec ses mains fines aux longs doigts, sa peau blanche comme la mort. Mais ce que je remarquai le plus comme il était tout proche de moi ce fut l'absence de nez et ses yeux rouges en fente comme ceux des serpents, ce visage lui convenait parfaitement, il correspondait à sa nature terrifiant, froid et le rouge de ses yeux reflétaient parfaitement sa soif de sang, de guerre et de mort. Quand il arrêta d'avancer son visage vers moi, il me dit:

-Et je pensais que tu aurais été l'une des seules capable à me trouver. Non pas à moisir ici.

Après ces paroles, il se releva et s'éloigna de moi avec un sourire en coin, qui n'annonçait rien de bon dans les minutes à suivre. Il contourna la table et se tourna vers le parc, tout en le regardant il recommença à parler.

-Quand t'es-tu évadée?.... Et combien étiez-vous?

Lorsqu'il finit sa phrase, il se tourna vers moi. Il jouait avec sa baguette ce qui chez lui était présage de souffrance si les bonnes paroles ne sortaient pas de ma bouche. Je ne pouvais lui mentir et n'en avait aucune envie mais écouterait-il ce que j'avais à dire pour ma défense. J'aurais tout fait pour le retrouver si seulement je l'avais pu, mais sans baguette je ne lui sers à rien. Je ne voulais pas vivre l'humiliation de dire que je n'avais plus de baguette mais il le fallait, peut être que mon seigneur aurait une solution à ce problème.

-Maître, je me suis évadée, il y a deux jours avec Rabastan et Rodolphus.

Je ne pouvais rien dire d'autre, ma voix était assuré mais basse, je savais qu'il n'appréciait pas le fait que nous ne l'ayons pas rejoint dès notre évasion. Il me fallut rassembler tout le peu de courage que j'avais et surtout ravaler ma fierté pour dire les mots qui suivirent.

-Je vous aurais rejoint tout de suite, mon seigneur, mais sans ma baguette, je ne vous suis d'aucune utilité. J'allais venir dès que Lucius se serait enfin décidé à aller m'en chercher une dans l'allée des embrumes.

Mentalement, je croisais les doigts pour qu'il ne m'en tienne pas rigueur et que je garde mon rang dans les mangemorts. Un long silence suivit mais parole, il n'était coupé que par le léger souffle du vent. Je regardais discrètement mon maître, je l'admirais tellement pour la domination qu'il savait imposer. Je ne savais où me mettre, je n'osais faire un seul mouvement de peur qu'il ne le prenne comme un manque de respect. Je regardais donc le parc attendant le moment fatidique de sa réponse. Cependant, je ne pus m'empêcher d'ajouter encore quelques paroles qui sortirent de ma bouche sans que je ne puisse les retenir.

-Mon seigneur, il est bon de vous revoir, j'ai tellement attendus votre retour et je vous ai tellement chercher avant mon emprisonnement.

Je m'étonnais moi-même de mon courage, je n'étais pas le genre de personne qui s'ouvre facilement. Mais le fait de le voir réellement face à moi dans toute sa splendeur et sa grâce m'avait rendus le reste de mes convictions quand au fait qu'on allait gagner cette guerre. Et enfin écraser la vermine qui pullulé dans le monde. Je n'avais qu'une envie en ce moment, trouver une baguette et lui montrer que je n'avais pas perdus la main durant mes années d'enfermement et qu'il pouvait m'envoyer sur des raids dès maintenant. Mais je ne fis aucun mouvement, évitant son regard tout en restant droite et fière.
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Lord Voldemort
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MessageSujet: Re: Conversation civilisé? (Lord Voldemort)    Dim 15 Juil - 21:12

Une évasion. Trois Magemorts. Je ne disais rien, alors que mes doigts caressaient lentement le bois de ma baguette. Je réfléchissais tout bas. Ce qu'il me manquait en cet instant c'était ma compagne reptilienne. Trois Magemorts qui passaient donc leur temps à tremper leur biscuit dans leur thé. Sans baguette. Sans honneur. Juste fou. Juste ici. Je ne réagis pas non plus extérieurement lorsque Bellatrix me parla de Lucius... Ce nom je l'entendais que trop souvent ces derniers temps. Ce père qui n'agissait que sous la crainte et la peur. Un lâche. Un de ces Magemorts qui fuirait de nouveau dès que l'occasion se présentera. Qui m'avait déçu je ne sais combien de fois. Il fallait insinuer dans son être cet acide puissant qu'était la peur pour faire trembler ses membres et le faire se mouvoir. Sa cervelle était depuis longtemps devenu putride sous l'effet de la crainte... Et à cause de lui, le nom des Jedusor était encore de ce monde. Ce moldu qui avait abandonné ma mère avait osé semer une descendance. Une petite fille encore de ce jour par la lâcheté de cet être à la chevelure d'or pâle. Cet homme qui finirait pas crouler et se noyer dans son urine.

Penser à cette Jedusor ne fit que m'agacer un peu plus. Mais je ne bougeais toujours pas. Figé, je n'étais plus qu'une statue de craie, une statue lugubre et puissante. Puissante par cette aura langoureuse qui m'entourait. Qui vous enlaçait avec tendresse pour mieux vous étrangler avec violence. J'en dégoulinais tout simplement. Je me redressais lentement, et je bougeais ma tête : mes cervicales craquèrent délicieusement. Par Merlin, que c'était bon. J'en frémissais de plaisir encore, de sentir mon propre corps. C'était délicieux.

Je me tournais totalement vers Bellatrix, et m'approchais d'elle. De ma main libre, et de mes doigts glacés, je vins caresser lentement sa joue. Mes pupilles reptiliennes étaient plongés dans ses prunelles. Ma peau était douce. Elle était nouvelle et parfaite. Elle n'avait pas encore goûté aux cicatrices du temps. Contrairement à celle de la femme qui se tenait devant moi, métamorphosé par les Détraqueurs, l'ombre et l'humidité de la prison.
Mon pouce frôla sa lèvre inférieure, alors que je finissais par serrer mes doigts légèrement sur son menton pour lui faire relever la tête. Je me penchais de nouveau vers elle, et je plissais légèrement les yeux... Et d'un geste désinvolte, et d'une nonchalance princière, je vins placer ma baguette contre sa gorge. J'y appuyais à peine. Assez pour lui dire qu'elle était là. Et je répondais enfin :

« Pas assez visiblement. »

Elle ne m'avait pas assez cherché. C'était un rat qui m'avait trouvé. Un rat et un fou qui m'avait aidé à revenir. Un fou qui s'était fait passé pour un professeur, et qui m'avait amené Harry pour son sang. Pour mon corps. Un rat et un fou. Et pas elle. Ni les autres. Mais après tout... Elle était enfermé. Comme beaucoup d'autres. Mais ils ont réussis à s'évader en sachant mon retour... N'est-ce pas ironique tout cela ?

Ma langue glissa contre mes propres lèvres, et je me redressais à peine, alors qu'un jet rouge lumineux vint frapper la gorge de la femme, sans même que j'ai à ouvrir la bouche. Cela faisait longtemps que je ne prononçais plus mes sortilèges. Endoloris. Je m'écartais et fixais le corps qui vint se tordre de douleur à mes pieds.

De douleur ? Mais qu'allez-vous croire. C'était mon amour que je lui vouais à cette femme. Cet amour violent qui venait prendre possession de ses membres, de son coeur. Cet amour trop puissant qu'il en était douloureux. Il la déchirait de l'intérieur. Etait-ce de ma faute, si mon amour était trop puissant, et elle, trop faible pour l’accueillir en son sein ? Je ne souriais pas. Je la fixais. Et lentement le mal se dissipa. Laissant place à ce plaisir, à ce soulagement. Comme souvent, Bellatrix était l'une des rares à subir ce baiser des enfers. A elle de s'en montrer digne.

J'attendis encore un peu, qu'elle retrouve ses esprits, avant de susurrer tout bas :

« Moi aussi je suis heureux de mon retour. Et il est grand temps d'agir... Il me semble que la jeune Hollow est en haut. Va me la chercher. »
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Bellatrix Lestrange
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MessageSujet: Re: Conversation civilisé? (Lord Voldemort)    Lun 16 Juil - 14:53

Le maître n'avait pas bouger depuis un moment, il avait l'air de réfléchir et caressait avec désinvolture sa baguette. Je savais que ça n'annoncer rien de bon pour moi et pourtant je n'en ressentais aucune angoisse. Je savais que dans un sans je méritais ce qui allait m'arriver, j'avais faillit pendant de longues années. Je m'étais fait prendre comme une jeune recrue et ça m'avait empêcher d'accomplir ma mission. Retrouver mon maître. Pourtant, j'étais resté croupir à Azkaban pendant quatorze longues années, sans trouver le moyen de sortir. Je n'étais pas fier de moi pour cela, mon maître avait dut s'en sortir seul pour pouvoir revenir, si seulement j'avais réussit à sortir quelques mois avant j'aurais put être présente. Je ne me pardonnerais jamais tout le temps que j'ai perdus avec ces affreuses bêtes que sont les détraqueurs.

Mais d'un autre côté, il m'a été très dur de pouvoir m'échapper de cette prison et si seulement Lucius était un peu moins lâche j'aurais déjà ma baguette depuis longtemps et j'aurais put retrouver mon vénérable seigneur. Mais non, dans ce monde, on ne pouvait que comptait sur soi-même, moi j'avais une chance, mon maître, il arriverait à me trouver une baguette pour que je puisse enfin retrouver toute ma personne. Il était si exceptionnel et je l'avais là, face à moi, mais j'étais trop inférieure et inutile pour l'instant. Je ne savais que faire pour retrouver ses bonnes grâce, c'était tellement dur d'être dans ses petits souliers, mais j'avais perdus ma place en manquant son retour. Je revint enfin dans la réalité de la terrasse.

Je restais toujours à ma place, je respirais à peine attendant que la sentence tombe, je savais laquelle ce serait, je n'aurais donc aucune surprise. Si j'avais de la chance, j'étais encore assez habituée pour ne pas me ridiculiser encore plus, que je ne l'étais déjà. Pourquoi fallait-il qu'il me voit dans cette position si minable? Au nom de Merlin, pourquoi il n'y avait que des incompétents et des peureux dans cette maison. Je sortis de mes pensées assez étonnante de ma part en voyant le mouvement de mon maître. Il s'avança vers moi, il leva sa main et l'approcha lentement de moi, quand ses doigts entrèrent en contact avec ma peau, je réprimais un frisson. Pas un frisson de dégoût, ni à cause du froid, c'était une autre émotion, je ne pouvais la décrire, ses doigts sur ma peau me prouver d'une manière encore plus forte qu'il était vraiment là dans son corps. Sa main glissa tout en douceur vers mon menton, nous avions nos yeux fixait dans ceux de notre vis-à-vis. Je crois même que la position aurait put faire imaginer des choses totalement fausse si quelqu'un nous voyait. Sa peau était douce, je m'en rendis compte lorsque tout en serrant mon menton de ses doigts son pouce caressa ma lèvre inférieure. Il me relava la tête, je me laissais faire comme un pantin, pendant son geste, il rapprocha son visage du mien en plissant les yeux de manière quasi invisible. Je sentis même pas trente seconde plus tard, le bout de sa baguette appuyant légèrement sur mon cou. Je n'avais pas remarqué son mouvement trop prise par ses prunelles si particulière, il me répondit enfin :


-Pas assez visiblement.

Cette simple phrase me prouvait que la suite n'allait pas être en ma faveur. Pourtant contrairement à mes collègues mangemorts, ce fait ne me faisait pas trembler. J'étais une adepte de ce sortilège, celui que lui aussi affectionnait tant de lancer comme punition. Et quoi de mieux que de connaître le ressentit des victimes pour s'en délecter encore plus, il y avait bien des années que je n'avais lancé ou reçu ce sortilège, qualifié d'impardonnable par la société actuelle. Je ne voyais rien d'impardonnable à punir les gens qui le méritait et quoi de mieux que la douleur pour que les choses rentrent ou que les informations sortent. J'attendis que le coup arrive et il ne tarda pas, mon seigneur venait à peine de finir de passer sa langue sur ses lèvres, d'une façon que je trouvais sensuelle, que je sentis les effets du Doloris commençaient en moi.

Je fis mon possible pour rester debout mais mon seigneur n'était pas un petit sorcier qui venait de se mettre à la magie noire et il avait une grande puissance. Je fus bien vite forcée de me laisser tomber au sol. La douleur était insoutenable mais je ne criais pas, je ne me rappelais même plus la dernière fois que j'avais crié en étant sous ce sort peut-être était ce jamais. Je ne voyais plus rien, ne ressentais pas plus, il n'y avait que la douleur. Cette douleur insoutenable mais pourtant si bonne, elle me rappelait que j'étais en vie, qu'Il était en vie. Je prenais toujours mes punitions dans le sens le positif, j'avais fauté, je le savais, il le savait, les autres le savaient. J'attendis dans la douleur que le sort prenne fin, le moment vint plus tôt que je ne l'avais imaginé, je devais avoir surestimé mes fautes ou mon Lord avait été clément avec moi. Peut-être croyait-il encore en moi? Je ne le savais pas, personne ne le savait ou pouvait le savoir, il était le maître et nous les exécutants, personne ne pouvait vraiment savoir comment son esprit fonctionnait.

Les effets secondaire du sort se déclarèrent bien vite, j'avais des tremblements dans tout le corps qui empêchait momentanément tout mouvement, mon souffle était court mais je ne dis rien, pas même un son ne sortit de ma bouche. J'attendis que cela ce calme un peu, le temps de reprendre le contrôle de mon corps et de mon esprit puis tournais toute mon attention vers le puissant et imposant Seigneur des Ténèbres, le seul qui avait le pouvoir de gouverner l'Angleterre puis le monde, il me susurra d'une voix extrêmement basse:


-Moi aussi je suis heureux de mon retour. Et il est grand temps d'agir... Il me semble que la jeune Hollow est en haut. Va me la chercher.

Ses paroles me faisaient implicitement penser que je n'étais pas mise à l'écart pour les prochaines missions et les prochains raids, ce qui me soulagea grandement. Ma respiration était maintenant assez calme pour que je puisse parler sans avoir à couper mes phrases tout les deux mots. Je m'étonnais de ma capacité de récupération après toute ses années, les détraqueurs avaient dut entretenir ma reprise de souffle rapide.

-Bien maître, il sera fait selon vos désirs.

Je me levais alors et rentrais dans le manoir, j'allais directement au premier étage. Il me semblait avoir vu la gamine monter à cette étage avant que je ne sorte me promener. J'entrais donc d'un pas assuré bien que mes muscles me tiraient encore et pris la gamine à part comme Rodolphus et Rabastan étaient aussi présent dans la pièce. Je lui ordonnais de me suivre, mais elle refusa mes ordres. Alors je lui dis que le maître la demandé et elle me suivit sans rechigner. Je revins auprès de mon seigneur en sa compagnie quelques minutes plus tard. Elle lui fit le salut habituel, s'inclinant en disant Maître, puis elle attendit que le Lord lui donne la permission de se redresser.
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Lord Voldemort
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MessageSujet: Re: Conversation civilisé? (Lord Voldemort)    Mar 17 Juil - 21:19

Aryena Hollow.
Je ne pouvais m'empêcher de ressentir une certaine excitation de savoir que mes rangs s’engorgeaient de chair fraîche. Des enfants élevés dans le sillage des anciens Magemorts, ou de Sang Pur révolté par ce que devenu le monde entre les mains d’incompétents. Elle, et d'autres, infiltré même au sein de Poudlard. C'était quelque chose d'inestimable. Mais si ces jeunes sorciers étaient un délice à manipuler... Ils étaient aussi faible que des pantins. Influençable à souhait, par qui que ce soit. Je me devais donc de les mettre en confiance, tout en les effrayant. Comme si c'était... Mes enfants ? Certainement pas.
Mais ils étaient encore faibles et inexpérimenté. L'avantage qu'ils présentaient aussi, c'est que l'on ne les soupçonnerait pas. Ils étaient loin de ressembler à ces sorciers Magemorts que le Magemagot connaît depuis longtemps. J'espérais juste qu'ils soient assez discret pour ne pas se faire répérer. Et dans le pire des cas, nous ne sommes jamais mieux servis que par soit même. J'envoûterais leurs corps et leurs âmes, je prendrais possession de leur pensées, et je les guiderais. Je deviendrais celui qui tire les fils de leurs articulations, et bien plus d'un Imperium glissera du bout de ma baguette.

Plus nous sommes, et plus je pourrais en perdre. Plus nous sommes, et plus j'ai de chance d'y parvenir. Je conduirais ce nouveau peuple dans ce que le monde devrait être !

Je me tournais soudainement, soulevant ma cape sombre dans un mouvement lent. Je posais alors mon regard sur Bellatrix, un instant. Puis sur la jeune femme. Elle était ce que Bellatrix n'était plus. Jeune et belle. Jeune et fraiche. Une nouvelle génération de Magemort. L'esquisse d'un très faible sourire étira si peu mes lèvres si fines. Si pâles.

« Aryena... Tu iras chercher une baguette pour Bellatrix... Cette après-midi même. A l'Allée des Embrumes. Et de bonne qualité. »

Cette jeune femme était totalement dévouée. Et connaissait beaucoup de chose. Elle m'avait... Plutôt surpris. Cette nouvelle génération, je leur promettais des choses. Un avenir. Pas de la confiance... Mais un certain potentiel. Cette demoiselle, je l'ai écouté parler, une soirée durant. Je lui ai appris quelques sorts. Quelques petites choses sur la magie noire. Comment faire mal. Et j'ai laissé à l'un des anciens Magemort poursuivre son éducation ténébreuse. Elle se devait d'être parfaite. Être étonnante. Et je m'y intéressais. Pour de vrai ou pas. On s'en fiche. Le principal, c'est qu'elle y croie. Comme le fait que je connaisse chacun des noms de mes disciples. Ils croient m'être important. Ils le sont sans l'être. Sans eux, je n'aurais pas de royaume. Sans moi, ils n'auront jamais ce qu'ils veulent.

Un sourire narquois se glissa sur mes lèvres. Puis j'ajoutais un peu plus bas, de cette voix lente, suave et traînante :

« Tu demanderas à Lucius de te fournir de quoi la financer. »

Ou comment le punir encore. Le ridiculiser. S'en servir.

Je reposais mes pupilles fines sur la femme évadée. Evadée pour me rejoindre. Nous rejoindre. Je souriais toujours, bien que légèrement.

« Autre réclamation ? »

Pour la baguette. Pour autre chose. Que sais-je. Sûrement lui tendais-je une perche pour qu'elle complique la vie d'Aryena. Je connaissais Bellatrix. Je me doutais bien qu'elle ne voyait en cette enfant, qu'une bout de Magemort totalement inexpérimenté, qui n'avait pas sa place ici.
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Bellatrix Lestrange
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MessageSujet: Re: Conversation civilisé? (Lord Voldemort)    Mer 18 Juil - 12:20

Le maître me jeta à peine un regard, puis toute son attention fut tourné vers la gamine. J'écoutais avec soin ses dires, je voulais savoir quand j'aurais ma baguette. Quand Il lui ordonna de chercher la baguette aujourd'hui même, j'en trépignais d'impatience. J'allais enfin retrouver toute ma grandeur et je pourrais enfin relancer mon Doloris adoré. Qu'il m'avait manqué pendant mon enfermement de ne plus voir les gens se tordre et hurler de douleur à mes pieds sous l'effet de mes sorts. La gamine ne disait rien, attendant la suite des paroles de notre maître. Celles-ci ne tardèrent pas trop, il l'informa que l'argent devait être demandé à mon « adorable » beau-frère. Cette pensée me donna d'agréable pensée, je pourrais demander tout ce que je voulais, si mon maître m'y autorisait.

Je pris le temps de jauger la gamine, elle était jeune, elle ne devait pas avoir plus de la majorité ou peut-être ne l'avait-elle pas encore. Son physique était des plus banales, brune aux yeux bruns, taille moyenne, corpulence pareil, elle n'avait rien qui puisse la faire remarquer dans une rue. Je la trouvais même presque chétive, elle n'avait vraiment pas la carrure d'une mangemort. En plus, elle devait être très inexpérimenté, vu son âge. Elle portait des vêtements sombres, c'était un bon point pour elle, je n'aimais vraiment pas les femmes enfin dans son cas les filles qui portait des habits trop voyant. Je sortis de mon examen méthodique quand je sentis un regard posé sur moi, je levais les yeux de la gosse et regardais mon maître. Il avait l'air d'apprécier la situation si on en croyait l'ébauche de sourire au coin de ses lèvres. Il parla en me regardant:


-Autre réclamation?

Un sourire que je savais sadique naquit sur mes lèvres. L'argent prit sur le compte de Lucius et en plus une jeune recrue sans aucune importance pour faire ce que je voulais. Quel beau cadeau me faisait mon maître. Quels exigences, pouvais je trouver? J'étais déjà sure de ce que je voulais comme baguette, une ressemblant à mon ancienne, elle devait donc être en noyer avec un nerf de dragon, c'était les meilleures composants pour les sorts de torture. Ensuite, que me fallait-il? Des vêtements convenables, les robes de Narcissa n'était vraiment pas mon genre et la robe que je portais devait être une des seules que j'avais laissé au manoir Malefoy avant mon enfermement. Comme je ne pouvais me rendre à mon manoir, il me fallait bien quelques habits. Une fois tout mon inventaire fait dans mon esprit, j'ouvris la bouche.

-Oui, maître.

Je n'attendis pas de réponse de sa part pour donner mes exigences. S'il m'avait demandé ce n'était pas pour que je lui demande son accord mais bien pour que je donne mes envies à la gamine.

-Hollow. La baguette en noyer avec un nerf de dragon, ne me ramène en aucun cas autre chose. Il me faudrait aussi quatre robes et capes, tout en noir et pratique pour les combats. Ramène aussi les pires poisons que tu trouveras. Et un porte baguette qu'on accroche au bras. C'est tout, tu n'as pas intérêt à te tromper ou tu envieras les morts.

Je savais bien qu'elle avait peu de chance de ramener tout ce que je lui demandais comme je le voulais et je comptais bien profiter de l'opportunité de me servir de ma nouvelle baguette le plus vite possible. J'avais vraiment très envie de torturer quelqu'un alors cette gamine ferait l'affaire mais je devrais faire attention de ne pas la tuer. Elle avait l'air volontaire et toute dévouée au maître. Elle pourrait peut-être devenir une bonne recrue, un jour dans très longtemps, mais ce n'était pas pour tout de suite. Elle était trop jeune et trop innocente pour servir à quoi que ce soit dans l'immédiat, à part bien sur aux courses et autres taches ingrates que nous les vrais mangemorts ne voulions plus faire.

Je détournais mon regard de la gamine, elle n'avait vraiment aucune importance à mes yeux. Je ne comprenais même pas pourquoi le maître prenait la peine de la nommé par son prénom, elle ne méritait pas un tel honneur. C'était juste une bouse de dragon, sans utilité, vraiment quel gâchis les enfants de cette génération. Aucune des nouvelles recrues n'a l'étoffe d'un grand mangemort quand on les regarde, peut-être certains me surprendront pendant les raids, c'est encore à voir. Je tournais ma tête vers la table où mon thé avait refroidit mais qu'importe, mon maître valait beaucoup plus qu'une simple boisson. En plus, je ne savais pas ce qui m'avait prise à ce moment là, moi qui ne buvait jamais de thé pendant la journée si l'on exceptait mon petit déjeuner. J'ai vraisemblablement perdu complètement la tête pendant ces deux jours, j'étais sûrement trop longtemps au contact de Narcissa. Mais très bientôt, j'allais enfin retrouver ma place, la vraie, celle de mangemort sans pitié et sans cœur.

J'attendais que le maître congédie Hollow, plus vite il le ferait plus vite j'aurais toutes les affaires qu'il me manquait depuis tant de temps. Je pourrais enfin sortir et participer à cette guerre au lieu de la regarder de loin. Je pourrais faire pendant les raids de vrai bain de sang comme j'en avais toujours eu l'habitude. J'étais impatiente de reprendre mon travail où je l'avais laissé avant ma capture. Je ne regrettais qu'une chose à la situation à venir, je devais pour le moment vivre dans ce manoir, ce qui ne m'enchantais pas. Si seulement le maître pouvait me proposait de vivre ailleurs mais non, lui aussi avait ses quartiers ici. Au moins un point positif à ma vie au manoir.

D'un point du vue plus personnelle, je pourrais me rendre au manoir Lestrange pour faire un inventaire. J'étais sûr que ces bons à rien d'aurors n'avaient pas pu trouver toute les cachettes que j'avais installé dans le manoir de mon mari. Peut-être que je retrouverais certains de mes artefacts noirs les plus dur à trouver dans le commerce, ce serait une bonne chose. Je n'avais vraiment aucune envie de refaire entièrement ma collection d'objet utile. Mais pour cela je devrais attendre encore quelques temps que les recherches se calment. Je pourrais aussi réfléchir plus convenablement à un endroit où je pourrais vivre loin de ma sœur et son mari. Nous n'étions vraiment pas fait pour vivre ensemble, nos caractères étaient bien trop différents. Pour le moment, j'allais mettre la partie personnelle de côté et me concentrer sur mon avenir professionnel. J'avais le maître face à moi, ce n'était pas le moment de penser au reste, j'aurais tout le temps pour ça.
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MessageSujet: Re: Conversation civilisé? (Lord Voldemort)    Mer 18 Juil - 14:17

    Jamais. Jamais je n'avais saisi avec exactitude tout ce que signifiait entrer parmi les rangs du Seigneur des Ténèbres. Jusqu'à ce que je pénètre dans cette pièce, auprès de deux des partisans de la torture des plus sauvages qui soit. Dire que ces deux présences combinées me laissèrent froide serait mentir : j'étais jeune, impressionnable. Et je travaillais d'arrache-pied pour ne pas le laisser paraître, pour me dominer. Cependant, l'effroyable impression qu'ils lisaient en moi, l'un comme l'autre, me tenaillait.

    Ce n'était pas la première fois que je me tenais face au Maître, or, cette fois c'était... différent. Sans doute à cause de la Mangemort - légende parmi les siens - qui se trouvait parmi nous et qui devait, d'une certaine façon, influencer ses décisions. Ou alors, était-ce elle qui m'inspirait tout ce que je ressentais - légère panique et froideur intarissable... À voir. Tout ce dont j'étais certaine, c'était qu'elle était d'accord avec la majorité : j'étais jeune. Limite inutile. Assurément faible. Combien de fois s'était-elle appliquée à se moquer de moi, tout comme les autres ? Combien de temps mettrait-elle à décider de mon sort ? N'eus-je été que sous son commandement, je serais d'ores et déjà morte et enterrée. Il s'agissait là moins d'une impression que d'une certitude.

    Mais je ne focalisai pas mon attention sur elle. Je me concentrai entièrement sur le Maître, écoutant avec une attention de chien de poche tout ce qu'il put me dire, m'exiger. Un ordre susurré, coulant mais direct, relâché dans un fantôme de sourire. La tâche était simple ; soutirer de l'argent à un riche - ordre du Seigneur - et recueillir une baguette magique. Bon, je devrais tout du moins chercher. Pas question de ramener un vulgaire bout de bois capable de produire une jolie petite pluie d'étincelles vertes. J'allais devoir opter pour ce qu'il y avait de plus... à son image. Brûlant de sauvagerie. Imposant, effrayant. Machiavélique...

    "Bien sûr, Maître. Ce sera pour moi un honneur de vous servir ainsi." fis-je en inclinant la tête, respectueusement.

    Hors de question de désobéir. Et qu'importe le nombre de tâches moindrement « importantes » dira-t-on. Une baguette magique était essentielle, sans elle, impossible de parvenir à ses fins. À moins d'être tout puissant, ce que même Bellatrix n'était pas. D'autant plus que cela me ferait bouger. Et chercher, marchander pourrait raffiner ma patience. Pourtant, aussi bien réagis-je mentalement, je ne pus empêcher mon corps de tressaillir ; froids, directs, exigeants. Je ne pus faire autrement que de me figurer le sortilège qui m'attendait si je ratais ; et tout ce que je pouvais concevoir, était ma douleur future.

    Je fus d'autant plus inquiète lorsque le Seigneur laissa libre court aux demandes de son lieutenant. Le sourire qu'elle arbora à cet instant, pire que les rictus doucereux, presque aimants du Maître, me fit horriblement froid dans le dos. Elle avait l'avantage. Elle en profiterait. Inutile d'être télépathe pour le savoir. Prédatrice. Le jeu du chat et de la souris. Et à ces yeux, sans doute, étais-je même plus insignifiante encore qu'une souris. Tout le monde le pensait. À l'exception de Gabrielle, et du Maître. Les deux seuls êtres, mis à part mes parents, qui croyaient réellement en moi. Pourquoi serais-je en vie si ce n'était pas le cas ? Une chose est sûre ; le Maître aurait dispenser de ma personne si je n'avais pas convenu. Au contraire, il m'affublait un entraînement rigoureux mais efficace, au cours duquel je progressais à vitesse régulière. Je ne pouvais lui être plus reconnaissante. D'où ma fierté de lui venir en aide, et ce qu'importe la manière.

    Bellatrix prononça mon nom, me ramenant brusquement à la réalité. Ses exigences suivirent, et Merlin qu'elles furent précises. Je m'escrimai à tout retenir, et songeai à les écrire au plus vite dès l'instant où j'aurais déserté cet endroit tétanisant. Car il va s'en dire que la pièce elle-même avait quelque chose d'effrayant, de malsain.

    Contrairement à mon habitude, je ne contestai pas l'autorité. Le Lord Noir avait lui même convoqué ces demandes, je ne pouvais donc m'y opposer. Inutile de préciser que je me devais de faire bonne figure, bien que l'agacement vint se mêler à mon anxiété. D'autant plus que ses menaces ne m'ouvrirent point le chemin vers la désobéissance. Au contraire. Le Maître ne protestant point, silencieux et impénétrable, je n'eus aucun mal à croire qu'elle s'adonnerait à réaliser ses admonestations dans le plus grand bonheur qui soit. Le premier sortilège de Bellatrix ? Je n'avais pas très envie de le manger en pleine tête.

    Je hochai la tête, et reculai en direction de la sortie, doucement. Ils ne tarderaient pas à me renvoyer, sans doute. Que dire de plus ? Leurs avertissements, leurs obligations mêlées avaient été on ne peut plus claires, et pour autant que je sache, je m'étais conformée sans tracas notoire. Mais qui sait... les prédateurs aiment bien jouer avec leur proie. Et s'il fallait passer par là pour devenir aussi puissante et intimidante que je devais l'être un jour, j'allais l'endurer. Qu'étaient quelques blessures, quelques sortilèges face à ceux que tout deux, ils avaient vécus ? Ils s'étaient probablement taillés des places dans ce monde injuste, eux aussi. À mon tour de le faire.


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