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 Attends-moi. [Jolene]

Gabrielle Allen
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MessageSujet: Attends-moi. [Jolene]   Lun 16 Juil - 23:14

Wait me please.
Thompson. Ce nom n'avait fait que m'hanter depuis que tu l'avais prononcé. Jolene Thompson. Et tu lui ressemblais terriblement, à ton frère. Tu as ses yeux, et la couleur de ses cheveux. Tu as son séducteur sourire en coin, et le trait de sa mâchoire. Quelques tics aussi. Tu étais lui, il était toi, vous n'étiez plus qu'un, en toi en présent. Deux mois. Et il revenait de plus belle. Combien de fois m'endormais-je, un doux sourire aux lèvres en ayant l'impression qu'il était à mes côtés, ton putain de frère. Et je m'endormais les joues humides. Et mes nuits n'étaient pas calmes. Elles ne l'étaient jamais. Il revenait toujours. Je ne parvenais jamais à le saisir. Ni à répondre à ses questions. Ni à le garder avec moi. Et je m'éveillais toujours en pleurs, en sueurs, essoufflée. Je tremblais, et je mettais quelques longues minutes à me calmer. A réaliser que ce n'était qu'un rêve. Qu'il était mort. Qu'il ne reviendrait jamais. Que je devais l'oublier. Tourner la page. Compartimenter. Ignorer mes sentiments, ignorer mes émotions, et faire comme si ce n'était pas grave. Et puis tu es arrivée. Je ne sais pas pourquoi. Mais tu es arrivée. Tu es venue vers moi. Me parler. M'embêter, alors que je ne faisais que te répondais simplement, sans entrain. Pour te faire comprendre que tu m'ennuyais. Parce que tu me faisais penser à lui. Et puis ton nom. Il n'y avait plus de doute. Tu me gênais. Tu me troublais. Je ne voulais pas de toi. Je voulais que tu me foutes la paix. Ton frère allait me détester si j'acceptais ce que tu voulais.

Et tu insistais.
Je ne sais pas ce qui m'a fait craqué. Tes sourires. Tes compliments. Tes gestes doux. Ta présence. Ton odeur. Tes lèvres. Je me souviens encore combien mon coeur battait fort lorsque j'avais sentis tes doigts caresser mon poignet. Je m'étais fais statue alors que je me sentais m'enflammer, rougir à ne plus pouvoir. Je me sentais faible, encore. Faible et stupide. Jeune jouvencelle tout retournée. C'était vraiment pathétique... Vraiment. J'avais terriblement honte, et pourtant tu... Tu ne t'es pas moqué une seule fois. Non. Même lorsque je rougissais et détournais le regard. Je sentais tes doigts contre ma joue, puis contre ma gorge. Ton souffle contre ma peau et puis tes lèvres. Il suffisait que je ferme les yeux, et j'avais l'impression d'être contre toi. Contre lui. Contre vous. C'était magique. Et j'étais idiote. Je souriais comme une idiote et je respirais ton odeur. Et je me sentais frémir toute entière lorsque tu m'embrassais. Je me sentais m'embraser totalement lorsque tu le faisais, et c'était à toi que je m'aggrippais.

Pourquoi, je n'en sais rien. Pourquoi moi, et pas quelqu'un d'autre. Pourquoi maintenant et pas avant, ou après. Je n'avais jamais rien fais pour attiré ton attention. La tienne ou celle d'un autre. Bien au contraire. J'étais une élève discrète bien qu'excellente. Une élève impliquée dans la vie de Poudlard. J'étais attrapeuse dans mon équipe, et aussi membre depuis peu de la Brigade Inquisitionnelle. De quoi m'assurer une certaine solitude. Je ne voulais pas que l'on m'approche. Je n'ai pas besoin des autres, et je ne les désire pas tout simplement. Mais toi tu... Tu as foncé. Tu as tout défoncé. Les portes, la glace, la baguette, tout. Tu avais un but. Soudainement. C'était moi et rien d'autre. Pendant des jours, des semaines. Et tu avais gagné.

Je m'éveillais doucement dans les draps sombres de ce grand lit qui trônait dans une chambre. Dans cette intimité magique créée par la Salle sur Demande, dans laquelle tu m'avais traînée. Parce que tu voulais passer du temps avec moi. Parce que tu voulais dormir avec moi. Parce que je n'aime pas que l'on s'affiche. Parce que je ne veux pas qu'on le sache. Absolument pas. Mais j'avais envie aussi de dormir avec toi. Je n'avais rien dis. Mon rougissement t'avais suffit. Avec toi, j'étais trop différente. Je redevenais comme avant. Cette poupée fragile que tu intimidais. Que tu faisais sourire et rire parfois.
Je m'éveillais, et je bougeais un peu. Mais mon dos rencontre ton corps, si brûlant. Je mis un certain temps à réalisé où j'étais. Je ne pus m'empêcher de vérifier sous les draps si nous étions toutes deux dans la tenue d'Eve. Toi peut-être, mais ce n'était pas mon cas. Je portais toujours mes sous-vêtements. De la dentelle noire qui contrastait tant avec ma peau pâle. De la craie. Une tenue qui te dévoilait chacun de mes tatouages, si nombreux par le temps. Cette jarretière à dentelle noire autour de ma cuisse droite. Deux hirondelles colorées sur mon bas-ventre, toutes deux tournées vers mon nombril. Et des arabesques qui s'en échappaient, comme pour les libérer. Un autre tatouage sous ma clavicule. Un signe étrange, entourée de deux petites hirondelles noires, et de nombreuses autres bien plus petites qui prenaient leur envol sur mon épaules. Sur mon autre épaule, et visiblement dissimulé en partis par mon soutien gorge, d'autres arabesques qui formaient des signes étranges. Signes bien plus précis et net qui se trouvaient aussi le long de ma nuque. Un phénix sur l'un de mes avant bras. Et un serpent autour de ma cheville. Il n'en manquait qu'un seul. Et celui-là tu ne le verras jamais.

Je bougeais encore, et je posais le bout de mes doigts contre ton ventre. Ta peau si chaude. Tu rayonnais de chaleur. A côté, j'avais l'impression d'être morte, tant ma peau était fraîche. Je me rapprochais de toi doucement et nichais mon visage dans ton cou.

Surtout, tais-toi.
Je sais que je ne t'ai rien offert hier. Mais j'ai tellement peur que tu t'en ailles après t'avoir offert cela.
Dis-moi que tu resteras. Que je n'ai rien à crainde.
Dis-moi que tu ne vas pas disparaître.
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MessageSujet: Re: Attends-moi. [Jolene]   Mer 18 Juil - 0:28

Des fois, la vie réserve d'agréables surprises. On commence à aborder quelqu'un suite à un pari stupide avec un ami, et on finit par l'aimer réellement. Jolene se demandait si la chance avait décidé de tourner en sa faveur ces derniers temps. Quand elle voyait Gabrielle a ses côtés, elle n'en avait aucun doute. Comment une fille aussi sublime, intelligente, parfaite avait pu accepté sa présence ? Après tout, elle n'avait rien d'exceptionnel ! Comme le disait ce cher parieur, « hey, t'es juste une fille squelettique, qu'est-ce qu'une bombe comme elle pourrait te trouver » ? Elle continuait de se poser la question.

Même au moment où leurs lèvres s'étaient touchées pour la première fois, le pourquoi raisonnait toujours dans sa tête. Cela ne cessait pas. Une rengaine terrible, lancinante. Elle n'arrivait pas à croire en la réalité. Comme si celle-ci était trop improbable pour se réaliser quand même. Pourtant, le rêve n'aurait jamais eu idée de dépassé la réalité ! Non, tout était tellement parfait. Obtenir les faveur d'une femme si froide en apparence, si inaccessible. D'ailleurs, Jo s'était toujours demandé si elle n'était pas la première fille à qui la belle rousse accordait ses faveurs. Sans doute. C'était encore plus surréaliste.

Bien sûr, cela n'avait pas été vraiment simple, il avait fallu attendre, patienter, revenir à la charge de plus belle. Caresser une main, glisser des doigts dans des cheveux, sourire tout simplement. S'approcher sans être crainte. Car c'est avant tout cela que Jolene avait cru découvrir en s'approchant de la froide Gabrielle. Elle ne semblait pas si forte dès que ses mains effleuraient les siennes, comme si les barrières qu'elle avait construites n'étaient pas si résistantes. Comme si la fêlure était là prête à ébranler l'édifice. Et c'était elle qui pouvait faire s'arêter ce silence, ce mystère, cette froideur ? C'était improbable. Elle n'avait rien d'un héro pourfendeur de dragon, de démon ou tout autre cauchemar du passé. Elle n'était qu'elle. Une fille maigrichonne à peine certaine de ce qu'elle était.

La situation était clairement étrange. Et dormir à côté d'elle dans la salle sur demande dont elle avait appris la connaissance pour des raisons bien moins frivoles, n'aidait en rien à faire le point dans ses idées. Voir son corps presque entièrement dénudé avait été comme un choc. Une révélation. Aucun doute possible, c'était elle. Personne d'autre. Qu'importait le temps qu'il lui faudrait, qu'importait ses exigences, Jolene acceptait d'être son esclave. Tout simplement parce qu'elle savait qu'elle n'aimerait qu'elle. C'était étrange de ressentir un amour si excessif, si fort, si brutal. Si désespéré en même temps qu'elle avait presque peur de ses sentiments.

Les yeux noisettes de Jolene s'ouvrirent brusquement lorsque la main de Gabrielle se posa sur son ventre. Elle n'était pas encore habituée. La peau froide de la Serdaigle la surprenait. Elle ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi son ventre était nu. Ah si, son débardeur avait décidé de remonter au cours de la nuit. Son boxer lui n'avait pas bougé. La brune ne bougea pas quand Gabrielle se colla à elle, ne témoignant pas encore de son éveil. Elle la laissa s'installer.

Puis doucement, sa main alla glisser dans ses cheveux, délicatement, alors qu'un sourire s'installait sur ses lèvres. Elle se sentait bien comme cela. Pendant un instant, elle arrêta de se demander pourquoi. Un court instant, tout lui logique.


« Tu n'aimerais pas pouvoir rester toujours ainsi ? Arrêtez de voir le reste du monde. Juste toi et moi. J'en rêve... »murmura-t-elle sans bouger.

Elle ne voulait en aucun cas la brusquer. C'était son dernier souhait. Non, juste rester comme ça. Toujours. Sans penser au passé, ni au futur, juste goûter en l'instant présent.
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Gabrielle Allen
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MessageSujet: Re: Attends-moi. [Jolene]   Ven 24 Aoû - 12:40

(On a qu'à faire la demande pour le bal ici ?)

« Tu n'aimerais pas pouvoir rester toujours ainsi ? Arrêtez de voir le reste du monde. Juste toi et moi. J'en rêve...
- Je ne te savais pas si fleur bleue... »


Tu en rêves ? ... Moi, cela me paralyse. J'ai déjà entendu des paroles semblables dans mon passé... Mais elles ne sortaient pas de ta bouche. Disait-il la vérité, ton frère ? Et toi ? Dis-tu la vérité ? ... Peut-être que tu sais la vérité. Et tu n'es là que pour me démasquer, pour sauver la mémoire de ton frère. Pour te venger... Peut-être que tu es comme lui. Peut-être que tu es à mes côtés juste pour ça. Pour me faire succomber, me faire avouer, et me piéger. Me briser entre tes doigts.
Alors oui, je suis paralysée, et j'ai décidé à ne pas y croire. Parce que tout ça est bien trop beau pour être vraie. Ta venue, ta douceur, ton attention, et ces paroles que tu souffles.

Je me décollais légèrement de toi, pour relever la tête et poser mes yeux sur toi. Comme pour vérifier ton petit air dégoulinant d'amour et de tendresse. Oui cela faisait peur, parce que tu ne t'en cachais même pas. Tu es une très bonne comédienne... Ou alors je ne sais pas ce que j'ai fais à ta famille pour vous attirer ainsi.. Ou alors tu as les mêmes goûts que ton frère.. Ou tu mens.

Pourtant ce petit air, me touche, et un sourire tendre mais amusé se glissa sur mes lippes. Je posais mon index contre tes lèvres et je soufflais tout bas, plutôt taquine :

« Tu as l'air idiote.... A sourire ainsi. »

Ce n'était pas méchant. J'eus un court, faible et petit rire cristallin, tellement innocent, et spontané. Si rare aussi. Mon sourire s'agrandit, et puis je vins me rallonger totalement comme pour fuir l'image que tu donnais de toi. Je sentais mon coeur s'emballer sans trop savoir pourquoi. Un mauvais pressentiment.
Mais pourtant tu avais raison, puisqu'instinctivement je revenais me blottir contre toi, contre cette chaleur agréable. Une présence qui m'avait tant manqué. Je fermais les yeux doucement et respirais ton odeur sans rien dire. Je me sentais si vulnérable et si monstrueuse avec toi à mes côtés. J'ai tué ton frère. Mais j'espère que tu ne le sauras jamais... Je l'ai tué, et je suis là, à tes côtés. Tu dis m'aimer et vouloir rester à jamais avec toi... Mais si tu savais la vérité, tu n'aurais jamais désiré une telle chose... Jamais. La seule chose qui te pousserais à jamais à m'approcher serait pour me voir souffrir et me faire du mal.

Comme ayant soudainement peur que tu t'en ailles, je serais doucement mes doigts sur ta hanche. Parce que je me suis sentie si distance à éviter ces jolis mots, je finis par souffler pour te rassurer.... Mais aussi pour me rassurer :

« Mais oui... Ca serait bien. »

Et je me sentais rougir. Si vulnérable. Une femme. Je n'ai jamais regardé, désiré, ni même touché une femme. Mais toi c'était tellement différent. Mais pourtant... Je n'en sais rien. Cela me fait un peu peur. Sûrement parce que je n'ai pas envie de me ridiculiser auprès d'une personne qui fait attention à moi... Et qui attend cela. Qui attend que je m'offre à toi. Mais je sais que je vais être maladroite. Parce que je ne sais pas comment m'y prendre, comment faire. Peut-être que j'attends juste que tu me guides un peu, que tu me forces la main ? ... J'ai peur de te décevoir, de te voir partir encore. Mais si je ne fais rien... Je finierais aussi par te décevoir.

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